Edito

Pour la transparence dans les recrutements

J.B. / 16 décembre 2016

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La condamnation en première instance de Nassimah Dindar, présidente du Département, Jean-Jacques Vlody, député de La Réunion et de Bachil Valy, maire de l’Entre-Deux dans un affaire de discrimination à l’embauche est un événement considérable. Les trois responsables politiques sont condamnés à trois ans d’inéligibilité Un procès en appel est prévu les 26 et 27 juillet.

Un recours a été déposé contre l’embauche de plusieurs personnes qui ont débarqué soudainement dans un Conseil municipal de Saint-Paul en 2015. Elles étaient parvenues à obtenir 6 contrats en CDI à la Mairie. Le préfet a saisi le tribunal administratif, le juge a annulé les contrats en CDI, car il estime que ces contrats ne remplissent pas les conditions légales.

Ces affaires donnent un nouveau coup de projecteur sur la situation sociale de La Réunion, et ses conséquences sur le plan politique. Du fait de la crise économique, les collectivités ont un poids considérable en termes d’emploi. Cela se répercute non seulement dans les services publics, mais aussi dans les associations.

Les élus sont donc soumis à une forte pression. Certains l’utilisent sans scrupule pour utiliser des fonds publics afin d’embaucher pour se créer une clientèle électorale.

Le PCR propose depuis longtemps un moyen de libérer les élus et les chômeurs d’un système qui favorise de scandaleuses dérives. C’est la création de deux grands services publics dans l’environnement et l’aide à la personne. Les embauches seraient effectuées par une commission regroupant toutes les personnes concernées : syndicats de chômeurs, syndicats de salariés, Etat, représentants des employeurs (collectivités et association). Cette proposition a le mérite de favoriser la transparence sur un sujet explosif compte-tenu de l’urgence sociale.



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Messages






  • La mise à mort du pistonnage dérange. Une telle proposition dérange ceux qui ont l’habitude de dresser les uns contre les autres par des promesses électorales. Profitant de la crise, la promesse d’un embauche devient un argument redoutable. Ce projet de créer un comité de recrutement basé sur la transparence, notamment dans les communes, dérange. Sinon l’ensemble des élus qui se disent favorable à l’égalité de traitement du public l’auraient validé.Tous les postes à pourvoir devront être l’objet de concours, voire d’entretien préalable, encadré par cette commission afin de déterminer les motivations de chaque postulant. Bien sur, le résultat de ce concours doit être accessible au grand public. La recherche de la transparence ne devrait pas s’arrêter à cette notion de mérite, mais aller plus loin dans toutes les opérations concernant l’intérêt général.
    Michel M

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