Edito

Pour qui et pour quoi on vote ?

LB / 30 septembre 2009

Nous voudrions revenir sur la conférence de presse tenue mercredi dernier par Paul Vergès pour lancer un appel à un rassemblement et à une mobilisation des Réunionnais afin de mettre en œuvre un projet de sortie de crise. En effet, chaque jour, tombent des nouvelles qui démontrent l’importance et l’urgence d’une telle démarche, si nous voulons nous comporter en Réunionnais responsables.
Il suffit de citer trois exemples, comme l’augmentation faramineuse des besoins de la Banque Alimentaire des Mascareignes, qui vient en aide aux personnes en difficultés ; ou l’augmentation dramatique du nombre de Réunionnais privés du droit à l’emploi ; ou encore la diminution des moyens financiers des collectivités réunionnaises, au moment où de plus en plus de personnes viennent demander de l’aide dans les services sociaux.

Tout cela est dû à quoi ? Au "hasard", au "destin", à une "puissance surnaturelle", ou tout simplement à un système économique et social injuste, imposé aux Réunionnais par des groupes socio-économiques et une classe politique profitant de ce système ?
Pour avoir les réponses à ces questions, il suffit de voir comment cette classe politique conservatrice traite la question du second tour des élections municipales et cantonales partielles. Alors que de Saint-Louis à Saint-Denis en passant par Saint-Leu et Saint-Paul, les Réunionnais lui ont déjà infligé une première défaite, tout ce qui l’intéresse à présent c’est de voir comment essayer de s’en sortir dimanche prochain par des magouilles, du clientélisme, des arrangements politiciens voire des tentatives de corruption de l’électorat.

Alors que nous devons nous entendre entre Réunionnais pour changer tout ce qui est injuste et néfaste dans la conduite de nos affaires, certains privilégient ainsi les ambitions personnelles et les intérêts des clans. Le PCR et d’autres forces démocratiques du pays ont toujours dit non à ces méthodes et lutté pour la priorité à l’intérêt général, notamment celui des plus pauvres.
C’est pourquoi, lorsqu’on se pose la question de savoir pour qui et pour quoi l’on vote, la réponse est simple : ce ne peut certainement pas être pour des personnes qui soutiennent une politique responsable de la crise !

L. B.


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