Edito

Pourquoi ce qui est simple paraît si compliqué ?

J.B. / 4 août 2012

Un débat a été ouvert depuis un demi-siècle. Il ne s’est jamais fermé. Il y avait les « pour », les « contre » et, enfin, « ceux qui ne disent rien, mais n’en pensent pas moins ». Et, comme dans toute contradiction sociale, c’est la vie qui tranche avec le temps.

Le débat sur l’intégration de la fonction publique n’est pas nouveau. Paul Vergès s’est longuement expliqué sur le sujet lors de ces 2 dernières interventions. "Témoignages" pour sa part y contribue en livrant des réflexions tirées des "Cahiers de La Réunion et de l’océan Indien", une revue élaborée par des intellectuels Réunionnais. De nouvelles générations d’observateurs et d’acteurs publics qui n’ont pas eu la formation adéquate peuvent s’y référer.

Le temps est passé.

Ceux qui étaient « contre » ont œuvré pour que rien ne bouge malgré les éléments irréfutables de la situation. L’immobilisme a été la règle et le mensonge servait de paravent à l’anti communisme. L’objectif était clair : au lieu de régler les problèmes concrets de la société réunionnaise, on a cherché à éliminer le PCR et s’attaquer à ses dirigeants. En particulier, tout était fait pour leur barrer la route à la fonction parlementaire.

Hélas, pour les conservateurs passés et modernes ! Le fait nouveau, matériel et indiscutable, c’est une décision du Tribunal administratif. Paul Vergès verse cette pièce au débat. Aussitôt, on voit surgir des réflexes archi-connus. Pourquoi, les anti communistes et anti Vergès de tout acabit ne se sont-ils pas révoltés contre les juges du Droit administratif ? Pourquoi n’ont-ils rien fait pour protéger leurs amis et collègues ? Pourquoi ce qui est simple paraît si compliqué ?

Le débat qui s’est ouvert avec la décision du Tribunal administratif pose un gros problème, surtout, aux 7 députés qui ont affirmé qu’une fois élus, ils allaient apporter le changement. Les 18.000 employés communaux qui croupissent dans la précarité attendent de pied ferme ceux et celles qui se vantent de cumuler les fonctions de député et de maire ou adjoint au maire ainsi que les indemnités liées. Ce n’est pas à Vergès qu’ils doivent répondre, mais à leurs employés. C’est le moment d’être enfin responsable !

 J.B. 


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