Edito

Quand des exogènes décident pour les indigènes en plein débat sur le développement endogène…

Manuel Marchal / 18 décembre 2010

La fin de l’année approche, et l’heure du bilan a commencé. Les vacances scolaires débutent, et c’est l’illettrisme qui est au cœur du débat. L’État est allé jusqu’à organiser des états généraux. Les retards sont évidents, et ils ont de multiples origines. Mais de là à se tirer une balle dans le pied ! C’est pourtant ce qui est en train de se passer avec le calendrier scolaire. Quand on apprend que la rentrée des classes aura lieu en janvier, c’est l’interrogation. Jamais on a vu une telle ineptie. Tout le monde sait qu’à La Réunion en janvier la chaleur est telle que l’on a du mal à travailler.

Comment un recteur a-t-il pu prendre une telle décision et l’imposer à tout le monde en dépit du bon sens ?

On est véritablement abasourdi par cette gouvernance, cette volonté de nier la réalité réunionnaise. Mais cet exemple n’est pas isolé.

Lundi, le "JIR" a accordé deux pages d’interview du directeur régional d’EDF. Il a dit qu’il faut construire deux turbines dans le Sud, ce qui veut dire développer les centrales au fioul. Cela va totalement à l’encontre d’une politique de développement durable ayant pour objectif l’autonomie énergétique avec les énergies renouvelables en 2025.

Comment le directeur régional d’une entreprise peut-il prendre une telle décision allant à l’encontre des politiques publiques de l’énergie à La Réunion ?

Dans ces deux exemples, on voit des dirigeants qui ont comme spécificité de ne rester que quelques années à La Réunion prendre des décisions qui engagent les Réunionnais pour très longtemps. Et ces choix montrent une déconnexion de la réalité locale.

En plein débat sur le développement endogène, deux exogènes décident pour les indigènes. Bien entendu, tout est cela est fait pour "le bien être des Réunionnais".

Où est donc le développement endogène ?

M.M.


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