Edito

Quand des non-communistes rendent hommage aux communistes...

J.B. / 9 mars 2013

Hier, La Réunion s’est distinguée en célébrant la Journée internationale de la Femme. Aux vues des programmes d’activités, on peut dire qu’il y a beaucoup de confusion sur le sens de cette journée, mais l’essentiel a été fait pour éveiller les consciences sur l’énorme retard de notre société vis-à-vis des Femmes.

Tout juste si les officiels ont rappelé que historiquement cette journée du 8 mars a été inscrite dans le calendrier politique comme perspective révolutionnaire. De Clara Zetkin et Rosa Luxembourg, en Allemagne, à Lénine en Russie, la politique est au cœur de la célébration. Une fois au pouvoir, c’est Lénine qui, en 1921, décréta le « 8 mars journée des femmes », conférant à cette date son caractère politique et officiel. Depuis, les communistes ont été à l’avant-garde pour faire de cette célébration une journée de revendication et de lutte. Mais le mouvement s’est élargi et les organisations féministes se sont appropriées de l’évènement, en lui donnant un contenu qui dépasse les caractéristiques originelles.

À La Réunion, nous retiendrons le cas de Isnelle Amelin. Elle s’est engagée aux côtés du Dr Raymond Vergès dans le CRADS, et s’est distinguée dans la création d’une section de l’Union des Femmes Françaises qui a donné naissance par la suite à l’UFR, Union des Femmes de La Réunion, avec à ses côtés, à ce moment-là, Laurence Vergès. Tout au long de sa vie politique, Isnelle s’est battue pour changer la condition des femmes. Sa maison, face au petit bazar, était transformée en permanence sociale pour aider les pauvres. Le maire Auguste Legros n’a pas trouvé mieux que de l’exproprier, en pensant ainsi l’humilier.

À un moment où les femmes en politique n’étaient pas légion, Isnelle comme Laurence ont porté les couleurs du PCR à Saint Denis face aux pires fraudeurs et nervis.

Hier, ce sont des associations et des personnalités non communistes qui ont proposé, entre autres, que des rues importantes du chef-lieu portent leur nom. Cet hommage illustre un aspect fondamental de la ligne politique du PCR : abolition du sectarisme partisan. C’est la preuve qu’en luttant en faveur du peuple et de sa cause, avec détermination et modestie, des militant-e-s communistes obtiennent la reconnaissance de l’Histoire.

Les gens qui les ont côtoyés peuvent témoigner : nos 2 camarades n’ont jamais cherché les honneurs et n’ont jamais trahi ni le peuple, ni leur camarade de combat. Quand des non-communistes rendent hommage aux communistes c’est qu’elles étaient intègres et authentiques, rien qui puissent ressembler à des créatures médiatiques, d’apparences trompeuses et terriblement sectaires.

J.B.


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