Edito

Quand l’ONU rappelle à l’ordre Obama et Hollande

J.B. / 5 septembre 2013

Le réchauffement de la planète et le dérèglement du climat sont les conséquences de la pollution produite par l’activité des pays riches industriels. De nombreuses îles et territoires maritimes vont disparaître sous l’augmentation du niveau des eaux de mer, tandis que d’autres connaissent déjà la sécheresse et les inondations. À la tête de tous ces crimes se distinguent les États-Unis et la France.

Les Nations Unies ont beau interpeller les États pollueurs, ils se moquent des catastrophes de leurs actes. Un autre exemple de pays riche pollueur : le Japon déverse dans la mer des tonnes d’eau radioactive à partir de la centrale nucléaire de Fukushima. Ces actes d’ordre criminel occasionnent sécheresse, inondation et perte de vie.

Cette fois, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, met en garde les États-Unis et la France contre les risques d’une "action punitive" qu’ils comptent prendre contre la Syrie en réponse à l’utilisation d’armes chimiques. En clair, il demande à ces 2 pays de respecter le cadre international de l’ONU, avant toute décision militaire qui pourrait provoquer encore plus de dégâts que les armes chimiques incriminées.

Il déclare : « nous devons considérer l’impact qu’aurait une action punitive sur les efforts pour empêcher d’autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit » . Il demande d’attendre les résultats de l’enquête onusienne avant toute action. Il lance un appel pour que « tout soit traité dans le cadre de la charte des Nations unies » . Pour lui, « ce problème dépasse le conflit en Syrie : il s’agit de notre responsabilité collective envers l’humanité » . Il a tenu à préciser : « l’usage de la force est légal uniquement quand il s’agit (pour un État membre) de se défendre, conformément à l’article 51 de la Charte, ou quand le Conseil de sécurité a approuvé une telle action militaire. »

On reste surpris devant la volonté de la France et des États-Unis de passer outre les résolutions de l’ONU sur le plan militaire et économique aux conséquences incalculables. Si la Syrie porte une lourde responsabilité dans l’enlisement du conflit, celle des États-Unis et de la France est totale dans leur volonté d’imposer au peuple syrien leur propre solution, en armant et entraînant les opposants. La perte de sang froid de ces chefs d’État couvre d’autres enjeux que semble connaître Ban Ki Moon.

J.B.


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