Edito

Quand la dictature américaine tourne en dérision les médias

J.B. / 11 décembre 2014

Des responsables politiques, d’ici et d’ailleurs, bénéficient de la complicité des médias afin de masquer l’absence de débats et la transparence. Ils sont abonnés aux médias, en particulier, les télés… jusqu’au jour où l’opinion découvre la vérité. Les agents de la CIA ont pu développer la torture, car ils avaient les journalistes dans la poche. Un grand débat a eu lieu récemment aux Etats-Unis sur le rôle des médias dans l’invasion de l’Irak, notamment le colportage des mensonges de la CIA. Certains professionnels se sont excusés, après un travail d’introspection. Avec la publication d’un rapport sur la CIA doit commencer le débat sur les limites du modèle de société américaine que nous vantent les grandes agences de presse du monde et reprises en boucles, sans discernement. Pourtant que ne dit-on pas dit sur les autres ?

Les Etats-Unis sont devenus la plus grande dictature du monde. En peu de temps, le monde entier découvre l’horreur. A travers les alertes lancées par Snowden, la NSA est obligée de plier mais ne rompt pas. Les enjeux sont énormes. Malgré les informations publiées sur les écoutes des conversations personnelles de chefs de gouvernement, les Sénateurs Américains refusent de réformer la NSA. Les médias donnent l’information et considèrent leur mission accomplie. Comment un pays peut espionner les Citoyens du monde ? On appelle ça « Big Brother ». Plutôt sympa non ? C’est connu : tout ça est fait pour la protection du petit. Jamais pour le fric. Avant hier, Snowden rappelle que toutes ces écoutes n’ont pas arrêté l’expansion du terrorisme.

Cette-fois, on découvre les forfaits de la CIA. Une petite partie. L’horreur s’étale partout ; comment des personnes chargées de la protection des Citoyens ont pensé qu’elles pouvaient aller jusqu’à commettre des actes aussi ignobles, totalement contraires aux règles de la société ? Tout simplement parce qu’elles se savaient couvertes par leur hiérarchie militaire, politique et les médias. Guantanamo est un exemple de la faillite du modèle américain, mais en Occident, on préfère créer l’ennemi Poutine pour servir de paravant à la dictature des Etats-Unis. Imposer au monde entier le dollar et l’utiliser comme arme économique et politique n’est qu’une forme supplémentaire d’une dictature réelle. Prendre des sanctions contre un Etat sans procès, en faisant fi des instances internationales habilitées, relèvent de l’idée que le seul jugement de Obama vaut vérité. Surtout, l’intéressé pense, quoi qu’il fasse, il sera toujours couvert par la complicité des médias.

Une vérité : Obama reçoit l’argent de l’industrie des armes pour sa campagne électorale ; ces industriels de l’armement ont besoin des conflits pour se faire du fric ; ensemble, ils inventent la guerre permanente. Dans ce contexte, les moyens les plus sophistiqués sont utilisés pour montrer la supériorité américaine… jusqu’au jour où l’horreur s’étale ? Au fond êtes-vous vraiment indigné par la dictature américaine ?


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