Edito

Quand la politique crée des risques d’explosion

LB / 9 avril 2010

Dans l’actualité, nous pouvons citer deux nouveaux exemples des dérives très graves auxquelles se livrent une partie du monde politique à La Réunion. Le premier concerne la nouvelle provocation à laquelle se livrent certains membres de l’appareil judiciaire, qui viennent de faire passer pour la seconde fois en quelques jours un dirigeant du PCR, maire de Saint-Louis, pendant plus de 30 heures en garde à vue.
Ces poursuites, largement médiatisées pour tenter de crédibiliser dans l’opinion la présomption de culpabilité, sont totalement arbitraires et sans fondement. Leur seule raison est que, selon les poursuivants, le peuple de Saint-Louis a "mal voté" a deux reprises pour ce maire et, comme ils ne peuvent pas changer le peuple, il faut "liquider" cet élu par la voie judiciaire.

L’autre exemple de dérive est ce qui s’est passé avant-hier lors de la réunion de la Commission permanente du Conseil général, où des opposants à la majorité se sont livré à une grossière provocation. Ces élus du groupe Objectif Réunion ont lancé un procès d’intention scandaleux contre le maire et conseiller général de Sainte-Rose pour tenter de justifier leur claquage de porte.
Là aussi, quel est l’objectif ? Eh bien tout simplement tenter — par des voies détournées de la démocratie — de casser une majorité élue par le peuple en 2008 et confortée par la suite lors de 4 élections partielles. Et tous les moyens sont bons pour régler ces comptes politiciens afin d’obtenir des postes…

Instrumentaliser une institution comme la Justice à des fins politiques, provoquer ses adversaires lors d’une séance d’une instance dirigeante d’une collectivité : voilà les méthodes employées par des amis de Didier Robert. Qui peut nier que ces manigances ne sont que des retours à des méthodes du passé ?
Le pire est que ces méthodes s’accompagnent de décisions injustes — voire inhumaines — en matière de politique sociale, éducative, culturelle etc. Et ces décisions sont tellement graves qu’elles provoquent des drames comme ceux annoncés par un dirigeant syndical qui craint « une explosion sociale, parce que les gens sont à bout de nerfs ».

L. B.


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