Edito

Quand le fric alimente les trafics en tout genre...

J.B. / 23 décembre 2011

Avant hier, en Italie, la police a arrêté une jeune femme de 33 ans qui avait loué ses seins et ses fesses pour transporter de la cocaïne. Au même moment, en France on s’interroge sur l’avenir de plus de 30.000 femmes qui se sont faits installer des implants mammaires tandis qu’en Angleterre, 250 autres ont décidé de porter plainte pour l’insécurité occasionnée par ces PIP. Comment en sommes-nous arrivés à ces extrémités ?

Les policières de l’aéroport de Fiumicino, à Rome, ont eu la surprise de découvrir qu’une jeune espagnole transportait de la cocaïne pure dans ses implants mammaires et fessiers. Une prise de cette importance prouve que les narco-trafiquants ne lésinent sur aucun moyen pour transférer de la drogue dure. L’introduction des sachets de cocaïne dans l’estomac, dans l’anus ou le vagin est largement dépassée par cette innovation insolite qui a nécessité probablement plusieurs opérations chirurgicales. L’être humain a peu d’importance : on l’abîme à coup de drogue et on détruit la vie des « mulets » tels que cette femme.

Une société en France vendait dans le monde entier des implants mammaires à base silicone appelé Poly Implant Prothèse. On dit même qu’elle exportait 80% de sa production. Toute une industrie s’est développée à partir de cette invention. Mais, après plusieurs alertes, les autorités ont découvert que ses produits présentaient des défectuosités susceptibles de provoquer de graves lésions et des cancers. Seulement en France, 30.000 receveuses sont concernées par cette affaire.

Dans les deux cas, on peut imaginer la détresse de personnes victimes des vendeurs de drogues et de la société productrice de PIP. Le lien entre tout cela, c’est le Fric. Concernant la drogue, cela conduit à structurer la mafia qui, parfois, touche aux sommets de certains Etats. Dans le cas du PIP, il semble que la société aurait réalisée des produits de mauvaises qualités pour baisser les coûts de production et lui assurer des marges confortables.

L’argent pourrit notre société. Son corollaire : le rapport des élu(e)s à l’argent, est un problème de fonds qui a été soulevé dans divers Congrès du PCR. Le fric détruit les valeurs de solidarité humaine et provoque des souffrances. Puissent les élu(e)s du PCR sortir du cumul des indemnités ?

J.B.


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