Edito

Quand Ségolène parle de trahison...

Témoignages.re / 20 juin 2012

Dimanche soir, Ségolène Royal n’a pas eu de mots assez durs pour qualifier son adversaire : un autre socialiste, dissident du PS, qui s’est opposé à la décision de son parti. Elle a déclaré avoir perdu face à une coalition d’intérêts dans lesquelles on trouvait la droite qui a voté à 75% contre elle. Elle a fait appel à une citation de Victor Hugo pour caractériser la situation : «  Toujours la trahison trahit le traître. Jamais une mauvaise action ne vous lâche sans rémission pour les coupables et le jour vient où les traîtres sont odieux même à ceux qui profitent de la trahison . »

En entendant ces propos, de nombreuses personnes se sont souvenues de situations analogues à La Réunion. Notamment dans la circonscription 2 où la décision du PCR a été combattue par une coalition d’intérêts. C’était très visible au Port où les personnalités de l’opposition portoise faisaient campagne en faveur de Bello pour faire battre Jean Yves Langenier. C’était encore plus clair à La Possession où des figures de l’opposition n’hésitaient pas à faire campagne ouvertement. Le courrier des lecteurs pullule de ces articles où le PCR était cloué au pilori et qui appelaient à soutenir la dissidence. Des médias s’en sont donnés à cœur joie dans le fanatisme anti-PCR.

Une élection obtenue dans ces conditions relativise la portée de la victoire. Mais, surtout, éclaire d’un jour nouveau la personnalité de l’élu (e).

Hier, à la demande de Bello, un huissier s’est présenté à la rédaction de notre journal pour recueillir des informations sur l’un de nos chroniqueurs. Nous nous sommes dit que l’Inquisition était ressuscitée, car quel que soit le motif qui sous-tend la demande, aucun rédacteur ne va livrer ses sources, encore moins se rendre complice d’un tel procédé. C’est une question de déontologie. L’opinion découvre chaque jour un peu plus les dérives de cette élue qui s’est toujours présentée comme une victime !

En fin d’année dernière, elle avait déclaré que le PCR faisait « violence contre les femmes » alors que celui-ci demandait simplement de « respecter la parole donnée ». Mais, elle n’a pas eu un mot pour dénoncer la collusion de sa copine avec le maire de droite de Sainte-Marie. Et, la voilà qui s’attaque à une adjointe après s’être servie de l’influence de la personne pour être élue à la tête de la mairie, en 2008 et 2009.

J.B.


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