Edito

Que vive l’amitié entre les peuples et les jeunesses de l’océan Indien

J.B. / 6 août 2011

Les Seychelles accueillent pour la deuxième fois les Jeux des Îles de l’océan Indien. Beaucoup de sportifs réunionnais se rappellent des Jeux de 1993 qui, de l’avis unanime des connaisseurs, resteront comme les meilleures de la série. L’ouverture officielle a eu lieu, hier, sous la pluie.

C’est une véritable prouesse pour ce peuple de 80.000 habitants d’organiser cette grande rencontre entre les meilleurs sportifs de nos pays respectifs. Toute la fierté du peuple Seychellois est résumée à travers le slogan qu’ils ont choisi : “NOU ZIL, NOU ZWE”. Le sport est une volonté politique, inséparable de la valorisation de la culture et de l’identité des participants. Les Seychelles, c’est aussi le pays-siège du Festival International Créole. Les Réunionnais constatent que dans ce pays, le créole est la langue naturelle et officielle. Elle est enseignée et diffusée. Une réalité qui envoie dans les cordes les attardés de l’histoire réunionnaise.

La délégation réunionnaise compte 400 personnes. C’est non sans une certaine fierté qu’elle a foulé le sol seychellois, transportée par la compagnie d’Air Austral qui a mis à la disposition des sportifs un bâtiment amiral de sa flotte : un Boeing 777-300ER. En terme sportif, l’existence de cette compagnie est un véritable exploit ! Pour affirmer son ambition, la compagnie a profité de l’ouverture de la ligne Mayotte-France, pour faire voler sa dernière acquisition, depuis Seattle, (États-Unis) en 18 heures de vol sans escale ! Elle prépare pour 2013 l’arrivée de l’Air Bus A380 qui sera équipé de 840 places. Ce sera l’unique appareil au monde à disposer d’une telle capacité de voyageurs.
Cela consacre la victoire de la direction politique et opérationnelle de la compagnie dont les adversaires du progrès de La Réunion s’échinent à salir.

Ce rassemblement sportif qui exalte l’amitié entre les jeunesses de nos peuples est la preuve vivante du grand rêve fondateur de la Conférence de Mahé, tenue en 1978 lorsque les partis et organisations progressistes de nos pays se sont rencontrés (1). Ils ont appelé à sortir de la division des peuples qui nous a été imposée par plusieurs siècles de colonisation. Ils ont témoigné de l’amitié et la coopération. Nos adversaires politiques nous ont dénoncés, et ont tenu des propos insultants vis-à-vis de nos voisins, pauvres, mais dignes.

Aujourd’hui, les nouvelles générations doivent assumer pleinement la suite de l’histoire, en responsable. Et, ce n’est pas un problème d’âge. Tenez que va faire Didier Robert quand il lira le slogan des jeux en créole, dans un pays où la langue maternelle est enseignée ? Lui qui dénonçait encore récemment l’enseignement du créole. Fera-t-il le voyage avec sa copine Jacqueline Farreyrol qui s’indigne du créole caca (KK) ? Enfin, va-t-il continuer à être désobligeant vis-à-vis des autorités seychelloises à qui il réclame la prise en charge de 2 personnes pour représenter la Région Réunion au lieu d’une personne, comme prévu au protocole ?

Nul doute qu’un grand pas a été fait et beaucoup restent à faire entre voisins. Que vive l’amitié entre nos peuples et que le co-développement progresse et se structure, dans l’esprit du fair-play et de la Conférence de Mahé.

J.B.

(1) Parmi les participants à cette conférence, Arsène Ratsifehara du Conseil suprême de la révolution malgache, France Albert René, président de la République des Seychelles, Paul Vergès et Paul Bérenger.


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