Edito

Quelles relations Alamélou entretenait-il avec Imazoute ?

J.B. / 26 mars 2013

Le tribunal vient de condamner François Imazoute à 2 ans de prison ferme, 50.000 euros d’amende et interdiction définitive d’exercer dans la fonction publique. Lors de l’audience de décembre 2012, le parquet avait requis 3 ans, avec mandat de dépôt. Qu’a-t-il donc commis de si répréhensible ?

Il est reconnu coupable de « corruption active et passive » lorsqu’il officiait à la DDE. Quatre entrepreneurs ont également été condamnés, car ils ont reconnu le pacte de corruption qui les liait à l’intéressé. Auparavant, l’homme s’est fait connaître des milieux judiciaires, au milieu de 2009, pour avoir détourné 130.000 euros des caisses du Temple tamoul de Bois Rouge alors qu’il était secrétaire de l’association.

A ce moment-là, il travaillait à la Mairie de Saint-André où il occupait une importante fonction de coordination des services techniques. Le scandale était tel que la mairie, qui l’avait employé en 2008, l’a renvoyé dans son corps d’origine, la DDE. Il fut même constaté qu’il avait présenté de faux diplômes pour pouvoir assurer d’importantes fonctions de coordination des services techniques.

A la DDE, il était chargé des dossiers d’appels d’offres. C’est en fin d’année 2009 qu’il sera confondu dans les affaires de corruption qui ont conduit aux condamnations ci-dessus.

Comment avec une telle charge, cet homme a-t-il été embauché au SPANC de la CINOR qui était sous la responsabilité de Alamélou ? Lui a-t-il été conseillé par un « ami » ? Sous quelles conditions a-t-il été muté de la DDE au SPANC ? Le président du SPANC, également premier adjoint au maire de Sainte-Suzanne à l’époque, l’a recruté fin 2010 alors que les affaires étaient déjà dans le public. Avait-il reçu des assurances ?

Alamélou lui a confié d’importantes responsabilités de contrôles techniques sur des installations de fosses septiques qui conditionnaient la conformité des équipements, des travaux et, par conséquent, des permis de construire. Il lui a donné un pouvoir tel que dans certains cas cela a ouvert des contentieux. Pourquoi lui a-t-il accordé autant de crédibilité ?

La sanction du tribunal va mettre fin à son embauche et à sa fonction au sein du SPANC. Alamélou ne dit rien. Ce n’est pas bien d’abandonner son protégé, en pleine tempête. Il ne pourra pas rester silencieux sur les conditions de cette mutation de la DDE au SPANC qu’il présidait sans partage.

J.B.


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