Edito

Quelles réponses concrètes ?

J.B. / 18 avril 2013

Une dame qui poignarde son mari. Un garçon qui tue sa mère. Deux actualités contrebalancées par le « grand déballage » des ministres et l’utilisation des fonds publics. Au final, un climat de suspicion généralisée envers les élus gagne du terrain.

L’actualité réunionnaise a été marquée ces jours-derniers par 2 drames : une dame poignarde son mari et un fils tue sa mère. Dans les 2 cas, les mis en cause sont des jeunes qui n’ont laissé aucune chance à leur vis-à-vis. La détermination était totale. Ces faits ont été très commentés dans les médias et dans les foyers. Avec au final, la question qui tue : quelles solutions ?

En France, le Président de la République pense avoir trouvé la solution en réaction à un crime en « col blanc » commis dans son gouvernement. Il a demandé à ses ministres de déballer tout leur patrimoine, en public. Ils se sont exécutés pour les besoins de la cause, mais aussi parce que personne ne veut lâcher sa place. A-t-il réussi à apaiser les tensions qui minaient la crédibilité de l’État et qui commençaient à l’éclabousser ? L’avenir le dira.

Or, l’avenir immédiat et à court terme sera ponctué par les tensions sociales et le débat sur l’utilisation des fonds publics, dans le cadre des élections locales qui se profilent en 2014 et 2015. Les élus, actuels ou futurs, n’échapperont pas au déballage qui s’est ouvert. D’ailleurs, nous vivons en ce moment un cas précis. La commission de contrôle des dépenses électorales a considéré comme propagande électorale le fait que le maire de Saint-André édite un bulletin municipal à sa gloire, alors même qu’il s’apprêtait à se présenter aux élections de député. En clair, il a usé et abusé des fonds publics dont il en avait la charge. Cela fait débat.

Face à cette mise en cause, on pouvait s’attendre à une réaction d’humilité et de modestie. Sa réaction est symptomatique : il ne tire aucune leçon pour lui-même et son entourage. Il accuse tout le monde et tombe dans l’amalgame. Mais, la réalité va vite le rattraper. Il devra payer ses dépenses de campagne et rembourser l’argent utilisé à tort. Les pauvres et les contribuables ne le lâcheront pas. Surtout que les 10 milliards d’impôts supplémentaires prévus par le gouvernement vont aggraver le sentiment de suspicion envers la classe politique, en général.

Il reste au 8e Congrès du PCR une chance historique de se démarquer de ceux et celles qui trahissent le peuple et les valeurs fondamentales. Comment répondre concrètement à ces questions sans lesquelles la cohésion sociale est illusoire et les relations humaines invivables ?

J.B.


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