Edito

Réchauffement climatique : encore plus grave que prévu

J.B. / 4 mars 2015

L’an dernier, un mystérieux cratère était découvert dans le nord de la Sibérie. Il faisait 80 mètres de diamètre. Ce n’était pas le résultat d’une éruption volcanique, ni de la chute d’une météorite. Des chercheurs ont établi que ce cratère a été causé par l’explosion d’une grande bulle de méthane, un gaz à effet de serre.

Depuis plusieurs milliers d’années, le sol du nord de la Sibérie est gelé en permanence, c’est le permafrost. En dessous, des gaz se sont accumulés, en particulier du méthane.
C’est ce gaz qui est puisé par des forages pour constituer une source d’énergie.
Le méthane est un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le CO2. Son émission accélère donc encore plus le réchauffement climatique.
Mais les activités humaines depuis le milieu du 19e siècle ont changé le climat. Les températures ont monté. La variation positive la plus importante est relevée dans les régions proches des pôles. Ainsi en été, le Pôle nord a été plusieurs fois libre de glace, et la banquise permanente vit ses dernières années.

Un peu plus au sud, le sol constamment gelé de la Sibérie retenait prisonnières des quantités considérables de méthane. Mais le permafrost ne peut plus porter son nom. Il dégèle. Cela ouvre des brèches dans lesquelles le méthane s’engouffre. Sous une pression considérable, ce gaz réussit à déformer le sol, il produit donc un cratère par lequel le méthane stocké pendant des milliers d’années s’échappent dans l’atmosphère. Il monte ensuite dans les hautes couches et vient amplifier l’effet de serre.
À ce jour, les chercheurs russes ont dénombré sept grands cratères, ainsi qu’une vingtaine d’autres plus petit.

Le changement climatique a désormais sa dynamique bien enclenchée. La question de l’adaptation est donc urgente, car le niveau de la mer va monter encore plus vite et plus haut. Comment dans ses conditions peut-on encore rêver d’une route en mer ? Les cratères de Sibérie rappellent le danger de la nouvelle route du littoral, NRL.



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Messages






  • Je ne vois pas par quel miracle un réchauffement climatique qui n’existe plus depuis 18 ans serait plus grave que prévu. D’autant que les projections des modèles numériques se plantent lamentablement, ce qui confirme qu’ils sont incapables de prévoir l’évolution de la TMAG (température moyenne annuelle globale).

    Faire du RC (inexistant !...) le bouc émissaire de tout et n’importe quoi est bien pratique pour éviter de rechercher les vraies causes des phénomènes.

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