Edito

Responsabilité, solidarité et respect

J.B. / 2 juin 2012

Il ne reste plus que huit jours avant le premier tour des élections législatives. La majorité présidentielle continue d’amplifier la victoire du 6 mai dernier. Plus de 71% des suffrages se sont exprimés en faveur du candidat qui a décidé de s’engager dans un contrat avec la population. Et c’est au Port, ville dirigée par Jean-Yves Langenier, candidat du PCR dans la 2e circonscription, que le score de François Hollande a été le plus élevé à La Réunion : 81,5%.

Ce succès s’explique par les engagements pris par François Hollande. Il a en effet donné son accord à des projets qui vont changer la société réunionnaise. Ainsi il sera possible pour les Réunionnais de travailler plus facilement au pays. Outre cette réponse à l’urgence, le nouveau président de la République s’est dit également pour la responsabilité et il a décidé de décliner l’autonomie sous ses formes énergétique, alimentaire, culturelle notamment.
Si les 10 et 17 juin prochains les Réunionnais décident d’élire des députés en phase avec ce programme proposé par le Parti communiste réunionnais, alors c’est la voie ouverte au plus grand changement depuis plus de 60 ans.

Une telle éventualité fait paniquer les conservateurs de toutes les tendances. Malgré l’appui d’un appareil médiatique, ils n’ont pas pu éliminer le PCR. Bien au contraire, le Parti est sorti renforcé des trois derniers rendez-vous qu’il a eu avec son peuple : les Primaires citoyennes, l’élection municipale partielle de Sainte-Suzanne et l’élection présidentielle. Ceux qui pensaient le détruire en ont été réduits à faire tomber leurs masques. Certains ont donc monté leur parti, d’autres ont dû venir écouter à Saint-Louis le futur président de la République rendre un hommage appuyé au Parti communiste réunionnais et aux projets qu’il propose à la population.

Mais à l’approche du changement qu’ils redoutent tant, des conservateurs se radicalisent. Désormais, leur seul argument, c’est l’insulte. L’acte fondateur de la création d’un mouvement contre le PCR, c’est de traiter le maire du Port d’esclave. Puis les attaques s’intensifient contre le PCR, contre ses militants et ses dirigeants, en particulier Paul Vergès. Ces conservateurs ne reculent devant rien, et comme à l’époque tragique de l’expédition des nervis de Jean Fontaine et du maire de Saint-Paul en 1977, ils viennent provoquer la population du Port. Jusqu’où iront-ils ?
Cette panique contraste avec le calme dont font preuve les forces de la majorité présidentielle. Le meeting de Jean-Yves Langenier et Thérèse Rica a été encore l’illustration hier de cette campagne responsable et solidaire sous le signe du respect.

J.B.


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