Edito

Roland Robert, « un dirigeant canal historique »

J.B. / 3 mai 2014

Roland Robert, « un dirigeant canal historique ». Un vrai de vrai ! Son décès a mis en lumière des pans entiers de l’oeuvre du PCR, à travers des femmes et des hommes, simples, fidèles, besogneux, appréciés. C’est la condition nécessaire pour justifier autant d’éloge et durer près d’un demi siècle à la tête d’une mairie. Avis à toutes celles et tout ceux qui voudraient lui faire la leçon ! Le top départ est donné.

Le « Parti » n’existe pas sans les Femmes et les Hommes de valeurs qui le composent et font avancer ses causes. Tous les discours ont souligné l’exceptionnelle longévité dont il a fait preuve. Pour durer, il lui a fallu une force de conviction sans pareille. Il défendait toujours ses positions. Jamais il n’a quitté son parti, pour faire porter les difficultés sur ses camarades de combat. C’était un homme libre.

Peut-on en dire autant de personnes dont le Parti a vu les premiers pas en son sein, et qui le quittent avec fracas pour divergence de point de vues ? Roland n’a pas usé de son mandat à la mairie de La Possession pour combattre d’autres communistes. Il a toujours été solidaire des autres. Si tant d’intervenants ont mis l’accent sur sa fidélité, c’est probablement en pensant à Huguette Bello. Si elle s’est mise à l’extérieur du parti pour l’attaquer et l’affaiblir, c’est que c’est son projet, sa volonté d’agir ainsi.

Les médias ont été abreuvés par les propos malveillants réclamant la tête de « la direction canal historique ». Les auteurs de ses paroles expriment ainsi une position de faiblesse qui manque cruellement de conviction et vacille au moindre vent. La preuve : le dirigeant canal historique fait 43 ans de mandat quand la trahison résiste à peine un seul mandat. Il fallait le dire : c’est maintenant où jamais.

J.B.


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