Edito

Sarkozy divise les Français à la veille des élections pour faire oublier son bilan.

J.B. / 31 janvier 2012

L’élection présidentielle aura lieu dans 2 mois et demi. La France est mal en point. Sarkozy déclare qu’il ne sait pas encore s’il sera candidat à son renouvellement, pourtant il annonce quand même une série de mesures. Cela donne l’image d’un président totalement perdu comme ces baleines échouées sur le rivage de Nouvelle-Zélande. La mobilisation des chaînes de télé est à la dimension de l’opération de communication électorale.

En réalité, il est toujours confronté aux conséquences du doublement des déficits publics durant sa mandature. Pour s’en sortir, il a mis en place 2 plans d’austérité dont l’objectif est de réaliser 100 milliards de réductions des dépenses publiques jusqu’en 2016. Ces décisions se sont heurtées aux critiques des instances européennes qui les ont considérées comme insuffisantes.

Les agences de notations ont sanctionné ces perspectives négatives. Elles se sont appuyées notamment sur les prévisions de recettes insuffisantes inscrites dans le budget de cette année. La croissance est prévue à 1%, elle sera bien en dessous de ce chiffre. L’économie française pourrait même frôler un taux de croissance négative, et donc entrer en récession.

Même Mme Lagarde, patronne du FMI, a interpelé le gouvernement français sur les plans d’austérité qui asphyxient la relance et freinent la croissance. Un 3e plan d’austérité était envisagé mais ce n’était pas bon à la veille d’importantes échéances électorales.

Toutes ces raisons expliqueraient son souci de frapper fort pour donner l’impression qu’il dirige encore. Il augmente la TVA jusqu’à 21% et supprime les charges des entreprises dans l’optique que les employeurs vont embaucher. Rien n’est plus faux. L’exemple de la baisse de la TVA dans la restauration n’a pas donné les embauches escomptées, par contre l’Etat a perdu des milliards de recettes fiscales.

Que va-t-il se passer quand les caisses de l’Etat continueront à se vider ainsi que la poche des contribuables ? Quelle banque va prêter à des gens "o ki" ? C’est là que réside la contradiction de la mesure concernant la possibilité pour un particulier de construire jusqu’à 30% de surface habitable de plus. Idem pour l’augmentation du plafond du livret A : cela supposerait que la population qui souffre soit plus riche que l’Etat.

A 2 mois et demi des élections, il accentue la division des Français. Plus, ils s’affrontent, plus Sarkozy se frotte les mains car on oublie son bilan catastrophique. 5 ans de diversion : ça continue !

J.B.


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