Edito

Sarkozy doctrinaire jusqu’au bout du mandat

J.B. / 5 janvier 2012

Quand Sarkozy est élu Président de la République, il est parti fêter l’évènement au “Fouquets”, endroit chic de la capitale. Il n’avait que faire des critiques qui, déjà, soulignaient ses penchants. Il saisit la première occasion pour faire une virée en mer sur un bateau appartenant à un grand patron : Bolloré.

Le message était clair : il est le représentant des grands patrons. Pour bien montrer sa détermination, il demande à Fillon de faire procéder à une augmentation de son salaire qui passe ainsi de 101.488 euros à 240.000 euros. Il aura le toupet de justifier cette augmentation de 140% par le fait qu’il est un président actif. Par comparaison, le président des États-Unis de l’époque percevait 24.000 euros.
Il se distingua également par 14 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés. Il inventa un bouclier fiscal pour protéger les riches fortunes. Quand la crise arriva, il s’empressa de vider les caisses de l’État pour venir en « aide » aux banques qui n’ont jamais arrêté de verser des primes insolentes à leurs agents.

Pendant ce temps, la France s’endette sous son mandat. Pour boucher les trous, il fera voter 2 plans d’austérité pour tenter de récupérer 120 milliards en faisant payer la population au lieu de ponctionner les banquiers spéculateurs et les fortunés qui n’ont pas connu la crise. L’ambiance était à la dégradation des notes des pays européens dont l’objectif essentiel est de faire augmenter les taux d’emprunt. Sitôt cet objectif atteint, c’est la BCE qui entre en scène en mettant à la disposition des banques un montant de 483 milliards d’euros, à charge pour elles de se partager les besoins des États.

Le hic dans cette affaire, c’est que les banques empruntent à un taux dérisoire avec la BCE, alors que les États devront emprunter à un taux de 6 ou 7% ! Ce n’est pas encore suffisant, Sarkozy décide d’alléger les entreprises de 40 milliards d’euros. C’est la population générale qui paiera le coût de ce « petit cadeau » par une augmentation de la TVA. L’explication est bien huilée : c’est pour créer des emplois. C’est le même discours quand il baissé la TVA des restaurateurs, mais les emplois n’ont pas suivi.

Comme on voit, cet homme est un doctrinaire jusqu’au bout : qu’importe si la France est en récession, il faut continuer à protéger les plus fortunés. Ne devrait-on pas faire voter une loi pour demander à Sarkozy de rembourser son sur-salaire pour avoir conduit la France au bord du précipice ?

J.B.


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