Edito

Sarkozy entraîne « la France » dans une impasse

J.B. / 13 août 2011

On ne compte plus le nombre de fois où Nicolas Sarkozy a pris la parole pour saluer la mémoire des soldats français tombés en Afghanistan. Hier, il a fait cette déclaration : « la France ne vous oubliera pas ». « la France », c’est qui ? Il parlera également des soldats qui défendent « nos valeurs ». « Les valeurs » de qui ?

Voilà un homme qui avait l’habitude de discourir sur un ton très personnel et qui, d’un coup, transfère la responsabilité à « la France ». La raison principale réside dans l’accumulation des échecs sur tous les plans, depuis 4 ans qu’il assume les destinés de la République Française.

Sur le plan militaire, tout d’abord. Le bilan est lourd : 73 morts en Afghanistan. 21 en 2011 alors que l’année n’est pas terminée. Au nom de l’Occident et de ses valeurs, l’alignement de « la France » derrière les Américains dans ce pays est un véritable désastre. La plus grosse concentration des puissances militaires a fini par renforcer les Talibans qu’on devait défaire. Un journal Suisse, “le Temps” annonce même l’imminence d’une action d’envergure des Talibans. Encore combien de morts pour qu’enfin, « la France » se rende compte de l’impasse de ses choix politiques ? En Libye, c’est pire : « la France » s’est littéralement fourvoyée. La lettre ouverte co-signée par Margie Sudre ne lui a pas valu une déclaration incendiaire de « la France ». Dans d’autres circonstances, elle aurait été accusée de traitre à la Patrie, suivi de sanctions exemplaires. Or, le chef des Armées de « la France » n’est-il pas celui qui endosse le costume du président de la République, Nicolas Sarkozy ? Son silence est un signe que sa politique de va-t-en-guerre déshonore « la France ».

Et, arrête des dépenses inutiles, en période d’austérité.

Sur le plan budgétaire, le déficit a été multiplié par 3 durant les 2 premières années de la mandature de Nicolas Sarkozy. Pour y faire face, il a décidé d’appliquer un plan d’austérité sévère qui est loin de redresser la situation déficitaire. Il fait payer à la majorité de la population les conséquences de ses décisions erronées. Probablement au nom de « la France ». Mais, « la France » n’est plus crédible. En effet, comment expliquer aux victimes de cette mauvaise politique, le gaspillage en dépenses militaires très coûteuses et les largesses apportées aux banques qui se partagent des dividendes ? En septembre, « la France » devra aussi intégrer dans la comptabilité publique la caution à la Grèce.

Sur le plan de la solidarité avec les DOM, l’annonce de s’attaquer aux niches fiscales en outre-mer montre à l’évidence que « la France » n’a plus de logique dans ses relations avec ses anciennes colonies. On navigue à vue en pleine tempête. Dans ces conditions, « la France » risque de fracasser contre un rocher. Où sont les décisions du CIOM et les belles paroles de « la France » ?

A la veille des présidentielles, il reste les paroles de Nicolas Sarkozy qui devra bien assumer ses échecs personnels qui entraînent « la France » dans une impasse.

J.B.


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