Edito

Sarkozy : Veillée de fin de règne !

J.B. / 14 octobre 2011

À plusieurs reprises nous évoquions, ici même, les « gesticulations médiatiques » du président de la République française. Au lieu de s’occuper des solutions aux problèmes concrets liés à la vie économique et sociale réelle, il nage dans le virtuel. On le voit souvent paradant aux côtés de Mme Merkel, la chancelière allemande, pour faire croire que tout va bien, qu’il veille sur notre tranquillité.

Avant hier, Jean Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, a déclaré devant la Commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen que « la crise de la dette a atteint une dimension systémique » et qu’il faille désormais agir dans l’extrême urgence et tous ensemble pour résoudre la crise. En clair, la machine s’est emballée et personne ne contrôle plus grand-chose. Enfin, la réalité finit par être reconnue !

Ce constat est un terrible aveu de l’irresponsabilité de celui qui se pavane dans les médias pour faire croire au monde entier qu’il s’occupe de quelque chose ! Que du pipeau, semble constater M. Trichet. Et, maintenant, on fait quoi quand on a laissé pourrir la situation ? Sarkozy, va-t-il encore pomper dans les foyers modestes ? Lui qui a donné tant de milliards à ses amis banquiers ! Puisqu’il faut recapitaliser les banques, où sont passés tous ces milliards ?

Maîtrise-t-il encore quelque chose, Sarkozy ?

En politique, il vient de faire perdre à son camp la direction du Sénat. Énorme ! En économie, il a conduit la France dans la récession et a plongé l’Europe dans la crise systémique. Sur le plan budgétaire, les Français vont encore souffrir du sauvetage de la Grèce et du plan d’austérité de réduction de 100 milliards des dépenses publiques. Sur le plan international, le bilan de la présidence française du G20 se termine en novembre, en eau de boudin. Concernant les primaires citoyennes, on assiste à la cacophonie des ténors de l’UMP.

À 2 jours du vote citoyen pour choisir son remplaçant, en mai prochain, on assiste à une véritable fin de règne.

J.B.


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