Edito

Si la France tombe sous le coup des sanctions de Bruxelles, La Réunion subira fortement les conséquences

J.B. / 8 octobre 2014

Rien ne va plus en France et le premier des ministres étale ses sentiments : « j’aime l’entreprise » a été décliné en allemand, puis en anglais. Les observateurs étrangers s’amusent de cette déclaration d’amour. Cela ne suffit pas pour faire fléchir les autorités européennes qui ont les yeux rivés sur la ligne des 3 % du déficit budgétaire. L’intransigeance européenne risque de conduire à une catastrophe pour La Réunion.

Vous ne pouvez pas ouvrir un média français ces jours-ci sans tomber sur un article négatif pour le budget 2015 de la France. Au fur et à mesure que des informations sont disponibles, les autorités à Bruxelles se préparent à retoquer le projet de loi de finances de la France. Certains commentateurs avancent même l’idée d’une possible sanction qui pourrait se monter à plusieurs milliards d’euros. L’argument est soutenu par l’effort fait par des pays nordiques qui ont réussi à éviter le dépassement.

Dans ces conditions, pourquoi devrions-nous croire à François Hollande quand, de passage à La Réunion, il déclare être d’accord avec la nécessité d’une rallonge de subvention à la canne mais il faudra qu’il attend l’aval de l’Europe ? Devrions-nous lui accorder plus de crédit quand le gouvernement annonce que les données concernant l’Octroi de Mer ont été transmises à Bruxelles pour avis.

Nous pouvons mesurer l’intransigeance des instances européennes au regard des APE. La Réunion ne peut pas participer aux négociations car La Réunion est française et que la France est déjà représentée. Ainsi, des personnes résidant à plus de 10.000 kilomètres d’ici prennent des décisions à notre place. Madagascar, Maurice, les Seychelles et les Comores ont déjà demandé de rendre l’Accord intérimaire définitif.

Il y a vraiment de quoi être inquiet… Car si les sanctions s’appliquent contre la France, alors La Réunion subira fortement les conséquences.


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