Edito

Solidarité à Nassimah

LB / 1er décembre 2009

Hier matin, la présidente du Conseil général a été harcelée de façon provocatrice pendant un quart d’heure par un journaliste de Radio-Réunion, qui, en tant que professionnel de l’information, connaissait pourtant toutes les réponses aux questions hors sujet qu’il lui posait sur le problème de l’ARAST. D’ailleurs, presqu’au même moment, dans l’émission "Alon Kozé" sur Kanal Océan Indien, un responsable du P.C.R. a expliqué aux auditeurs que la liquidation de cette association d’aide à la personne avait été décidée par l’appareil judiciaire et que la cause principale du déficit mortifère de l’ARAST est la gestion aussi pilleuse que gaspilleuse de ses fonds publics par ses dirigeants, socialistes pour la plupart et étrangement silencieux.
En tout cas, Nassimah Dindar a répondu avec courage et sérénité aux mensonges auxquels elle a dû faire face. Elle a aussi rappelé que le Département fera le maximum pour continuer à assurer les aides à domicile effectuées par le personnel licencié de l’ARAST et réembauché à cette fin.

Durant cette émission, où tous les auditeurs de RFO ayant appelé ont apporté leur soutien à la présidente du Département, elle a annoncé qu’elle avait été l’objet de menaces violentes. Ceci est extrêmement grave et "Témoignages" ne peut pas rester indifférent à cette information.
Tout d’abord, c’est une question de principe : nous ne pouvons accepter qu’une personne soit menacée de mort par des adversaires et notre journal exprime donc sa solidarité à Nassimah. Ensuite nous rappelons que si une personne a des critiques à faire à un(e) élu(e), elle les exprime de façon démocratique et lors des élections.

Nous vivons dans une société où beaucoup de personnes souffrent de nombreuses formes de violences : sur-exploitation, non-respect des droits fondamentaux, abandon socio-culturel, racisme et discriminations ethno-sociales, agressions quotidiennes, souffrances mentales… Cela montre l’importance des deux grands services publics que propose le PCR, dont précisément celui de l’aide à la personne.
Cela nous montre aussi à quel point notre société doit faire encore un long chemin sur le respect des bases de la démocratie, en réglant nos problèmes par le débat et non par la violence, l’appel à la haine voire au meurtre, comme on le voit dans certains médias. Tous les Réunionnais ont droit au respect et c’est un combat essentiel qui doit nous unir.

L. B.


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