Edito

Solidarité avec Anfifoudine

LB / 4 mai 2010

De nombreux Réunionnais dans toute l’île — mais aussi en France ainsi que nos frères et sœurs Comoriens — ont été fortement touchés par la mort d’un jeune lycéen portois, ce week-end, lors d’une course scolaire sur le chemin dit des Anglais, entre La Grande Chaloupe et La Possession. Disparu durant cette course vendredi à la mi-journée, Anfifoudine Aboudou, âgé de 20 ans, a été retrouvé dimanche en fin d’après-midi, décédé au pied de la falaise de la route littorale, à quelque 2 km de la fin de cette route, côté Ouest.
Une procédure judiciaire a été aussitôt déclenchée après la découverte du corps de la victime de cette tragédie, afin d’en connaître les circonstances et les causes exactes. Une autopsie du cadavre est prévue ce matin, avant les obsèques, dont la date et l’heure n’ont pas encore été rendues publiques.

Mais dès à présent, "Témoignages" souhaite exprimer sa solidarité avec Anfifoudine, sa famille, ses proches, ses collègues et toutes les autres personnes frappées par ce drame. D’autant plus qu’il y a des enseignements à tirer de ce malheur.
En effet, si celui-ci a provoqué autant d’émotion, c’est notamment parce que personne n’a compris comment a pu se produire un tel accident, frappant mortellement un lycéen connu comme un bon élève et un sportif avéré, sur un parcours balisé, au cours d’une compétition normalisée et encadrée. À cela s’est ajouté tout le temps qu’il a fallu attendre pour retrouver le corps du défunt.

Certes, tout un travail a été réalisé et de nombreux gestes de solidarité ont été accomplis par des professionnels comme par des citoyens bénévoles pour résoudre ce problème et pour soutenir la peine des personnes touchées par ce drame. Mais des points restent incompris et posent questions.
D’où la colère exprimée par un groupe de jeunes hier matin au lycée Léon de Lépervanche. Et cette colère, qu’elle soit justifiée ou non — sur la forme comme sur le fond —, pose également des questions sur les causes profondes de la tension sociale qui monte dans notre île : tout phénomène de société doit être analysé au mieux si l’on ne veut pas qu’il se reproduise…

L. B.


Kanalreunion.com