Edito

« Stupides ! » a dit OBAMA

J.B. / 4 mars 2013

Les républicains et démocrates avaient jusqu’à vendredi 1er mars pour trouver un accord concernant le bouclage du budget américain pour 2013. Devant, l’échec prévisible, le président des États-Unis a eu des mots très durs contre ces adversaires du parti républicain. Les médias disent qu’il a qualifié la situation de « stupide ».

Obama vient de rempiler pour un second mandat. Ce sera son dernier, car là-bas le président ne fait pas plus de 2 mandats. Cette fois, le contexte budgétaire s’est terriblement aggravé. Les 2 courants politiques se sont mis d’accord sur le plafond de la dette, renvoyant les débats sur le budget proprement dit à plus tard. Beaucoup d’observateurs évaluent la situation et considèrent celle-ci comme tragique, car les répercussions sur l’économie domestique et le reste du monde seront évidentes. Le premier round de discussion s’est terminé sans accord.

L’Agence France Presse expose ainsi la situation. «  Depuis 2011, quand les conservateurs ont pris le contrôle d’une partie du pouvoir législatif, Barack Obama et ses adversaires se sont affrontés sur la façon de rééquilibrer les comptes publics sur fond d’une hausse vertigineuse de l’endettement de la première économie mondiale, actuellement à plus de 16.000 milliards de dollars. Faute d’accord de fond, les deux parties ont trouvé des solutions temporaires, dont l’idée — apparemment trop optimiste — de mettre en place des coupes automatiques dans les dépenses censées être suffisamment douloureuses pour inciter à négocier une solution. » L’impact de cette paralysie sera catastrophique pour le budget fédéral.

L’Agence d’information rapporte que « cette crise devrait bientôt s’additionner à une autre, encore plus lourde de menaces : le financement de l’État fédéral pour les derniers mois de l’exercice 2013, qui devra faire l’objet d’un vote au Congrès avant le 27 mars, faute de quoi des services publics fermeront purement et simplement. »

Face aux critiques, les républicains ont déclaré qu’ils déposeraient cette semaine un texte pour financer l’État fédéral jusqu’à septembre de cette année. Mais Obama n’a pas dit son dernier mot. Il se peut que le président refuse ce budget si les autres considérations ne seront pas prises en compte.

L’année commence mal aux États-Unis. Personne ne peut imaginer les conséquences d’un effondrement de la première économie mondiale. En plus d’une zone euro déjà en très grande difficulté, les pays émergents connaîtront également à leur tour le ralentissement économique. La situation est vraiment « stupide », car la crise politique interne aux États-Unis provoquée par les factions parlementaires dénote un niveau d’irresponsabilité exceptionnelle.

J.B.


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