Edito

« Tenir à moins sinon mi fé in malèr »

J.B. / 29 novembre 2014

On trouve encore çà et là des gens vantards mais capons. Ils cherchent la bagarre mais évitent de rentrer dans le rond. La tendance c’est de manipuler son entourage dans le style : « Tenir à moins sinon mi fé in malèr ». La formule pourrait s’appliquer aux maires organisés par le Président de Région, Didier Robert, pour dénoncer la baisse des dotations gouvernementales à travers une grève des Collectivités qui a eu lieu le 9 novembre. Ils ont annoncé qu’ils partaient en renfort à Paris, lors du Congrès des Maires. Ils allaient faire un malheur !

Tout le monde était en embuscade pour voir le spectacle d’un affrontement déterminé. Le jour venu, le Premier ministre intervient à l’AMF. En présence des Maires réunis, il rappelle ses orientations. Le gouvernement doit réaliser 50 milliards d’économie. Les Collectivités sont mises à contribution à hauteur de 11 milliards d’euros, sur 3 ans, 2015-2017. Il n’y avait rien à retirer par rapport à ce qu’on connaissait déjà. Vous serez surpris si on vous dit que les Maires frondeurs n’ont rien dit. Ils ont tout accepté.

Alors la question se pose : Pourquoi avoir fait tout cet esclandre ? Pour faire l’intéressant ? Pour renforcer Didier Robert ? Toute la superbe délégation municipale reviendra ce week-end. Efficacité = Zéro ! Dans ces circonstances, comment ne pas se souvenir des propos directs du Premier ministre Raymond Barre, qualifié par Valéry Giscard d’Estaing, de plus grand économiste. En réaction aux élus du RPR qui se plaignaient de sa politique libérale, ils disaient : « ils grognent, mais ils boufferont ».

Quand les maires frondeurs pilotés par Didier Robert seront de retour, rien n’aura avancé, car la politique n’est pas un spectacle médiatique.


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