Edito

Trente huit jours pour clarifier …
Aujourd’hui, la parité : qu’a-t-elle fait du député suppléant ?

J.B. / 10 mars 2012

Ces jours-ci, à l’occasion des célébrations du 8 mars, des débats importants ont été soulevés, trop vite refermés par une seule personne, car elle est seule à avoir la parole. Elle peut attaquer le parti communiste, jamais celui-ci n’a eu le droit de répondre, ni même solliciter pour donner son point de vue. Qui a peur de la clarté des débats ? N’est ce pas là un manque de « courage » évident ?

Le PCR a connu ses heures de gloire dans la lutte pour le droit à l’expression et le droit d’opinion. Sur notre petite Terre, des hommes et des femmes en sont morts pour arracher le droit à cette liberté fondamentale. Cela aurait été injuste et réducteur d’enfermer ce combat sur une seule personne. Mais, surtout qui oserait aujourd’hui dénigrer le PCR et le présenter comme une organisation qui refuse à quelqu’une le droit de s’exprimer ou le droit d’avoir son opinion ?

Et, pourtant, à suivre l’actualité dans les médias, il y a une personne qui est présentée comme la victime du PCR. Tout en elle serait le fruit de l’oppression qu’elle subit en permanence. Ce qui forcerait l’admiration et le courage…

Que Huguette Bello veuille faire prospérer sa carrière politique sur la dénonciation du PCR, elle est libre. Mais, alors pourquoi n’a-t-elle pas le courage de dire clairement qu’elle n’est plus du PCR, c’est-à-dire qu’elle ne participe plus à ses instances de concertation et de décision. Pourquoi entretient-elle un mensonge pour laquelle son organisation ne l’a jamais dénoncé en public ? Par manque de courage ? Quand on est plus d’accord, on se quitte, mais cultiver le double jeu n’est pas admirable…

Aucune autre personne qui se dit membre du PCR n’a pris autant de liberté personnelle pour exposer son opinion publiquement, sans jamais la mettre en débat dans son Parti. Ainsi, des attaques gratuites — sans contradicteur — contre les positions collectives du PCR sont présentées comme une marque de courage. Mieux : ne pas respecter ses engagements collectifs, bafouer les règles de fonctionnement de son Parti, refuser de débattre de ses positions… sont avancés comme des qualités féministes.

Prenons le débat sur la place des femmes en politique. À croire certains médias, il n’y en a qu’une ! Or, celle-là, justement, tout son parcours montre que ce fut un choix délibéré du PCR. Et, ce n’est vraiment pas sympa vis-à-vis des autres femmes. À force de jouer perso, on finit par dévoyer la lutte exemplaire des Femmes.

Prenons le débat sur la parité homme/femme. Cela fait tendance d’accuser le PCR. Mais, durant de longues années, nous avions une députée et une sénatrice. 100% femmes ! Pourquoi, systématiquement, Gélita Hoarau est exclue du débat ? Pourquoi une femme comme Laurence Vergès n’est jamais citée alors que, candidate du PCR, elle avait dû affronter la horde des nervis en pleine période de fraude électorale.

Et, puis, la parité est-elle à sens unique ? Huguette Bello peut-elle donner le nom de celui qui était sur le même bulletin quand les électeurs et électrices ont voté ? Ils étaient 2 à obtenir le même nombre de voix. Qu’a-t-elle fait de cette personne ? Pourquoi l’a-t-elle réduit au silence de mort ? Aurait-il dû la dénoncer publiquement pour « non-respect du choix des électeurs et de la parité » ?

J.B.


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