Edito

Un capon nommé Robert

Témoignages.re / 23 septembre 2010

“Combattre Lagarde”, tel était le titre d’un encadré que “Le Quotidien” avait choisi pour traduire l’état d’esprit de Didier Robert, tellement il était « en pétard » d’apprendre que la ministre de l’Économie allait s’attaquer aux avantages offerts par le dispositif de défiscalisation en outre-mer. Il devait se plaindre auprès de Baroin, ministre du Budget, lors d’un rendez-vous, ce lundi. Or, celui-ci a déclaré qu’il se rangeait aux propos de son collègue du gouvernement qui avait fixé l’épaisseur du « rabotage » à 10%.

Malgré cette solidarité ministérielle claire, il s’est rendu chez Baroin et s’est fait photographier à ses côtés, ce qui lui permet d’accréditer la thèse selon laquelle il s’est bien entretenu avec le ministre et qu’il en sort « plutôt rassuré » (sic).
Chacun a pu observer que c’est une déclaration personnelle et unilatérale. Cela n’engage nullement son interlocuteur, très silencieux. Et, pour cause, cette visite n’était absolument pas inscrite dans l’agenda du ministre et n’avait donc aucun caractère officiel. Tout au plus une visite de courtoisie pour servir les fantaisies de l’intéressé.

S’il croit calmer la révolte des investisseurs et des entrepreneurs, c’est raté. Le discours est insipide et creux : « j’ai sanctuarisé », dit-il ! Quelle vanité ! En somme, Baroin est un incapable. Heureusement que Robert est arrivé : lui vous rassure. Oyé bonnes gens dormez tranquille sur vos niches fiscales, le général Robert veille sur vous !
Aucune trace du fameux « combat » qu’il allait livrer contre Lagarde, pour faire respecter les intérêts réunionnais ! La tentative de révolte finit dans l’esbroufe ! En créole, on dit qu’il gonfle son jabot. Et lorsqu’il abandonne, on dit qu’il est un capon !

J.B.


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