Edito

Un déficit de raison et de responsabilité

LB / 15 janvier 2010

Le drame vécu par le millier d’ex-salariés les plus défavorisés de l’ARAST et par les milliers de Réunionnais mis en péril car privés des prestations sociales de cet ex-service d’aide à la personne doit faire prendre conscience de l’impasse où mènent l’irrationnalité et l’irresponsabilité. D’autant plus que les structures de notre société sont telles que les problèmes seront de plus en plus épineux.
Un an et demi après avoir échoué dans leur manœuvre en vue de chasser Nassimah Dindar de la présidence du Conseil général, les élus d’Objectif Réunion ont tenté d’utiliser ce drame contre la présidente UMP du Département et contre ses alliés. Non seulement ils n’avaient rien fait, lorsqu’ils étaient dans la majorité de la collectivité, pour prévenir la liquidation de l’ARAST mais ensuite ils ont tout fait pour retarder au maximum l’application du Droit par l’État, après cette décision judiciaire.
Face à ce comportement irrationnel et irresponsable, où l’on tente d’instrumentaliser des victimes à des fins électoralistes ou pour régler des comptes personnels, il a fallu que le président de la Région — dont ce n’est pourtant pas la compétence — tire la sonnette d’alarme et propose une solution d’urgence. Or, celle-ci a été votée à l’unanimité mardi dernier par les élus du Conseil régional et acceptée par le représentant de l’État.
Cet événement nous prouve à quel point les Réunionnais sont capables de se mettre d’accord en toute sérénité, quelles que soient leurs opinions, pour résoudre des problèmes cruciaux. Se mettre autour d’une table, avant tout en tant que Réunionnais — sans arrière-pensée, ni insulte contre ses partenaires — afin de défendre l’intérêt général de la population : voilà comment combler le déficit de raison et de responsabilité.

L. B.


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