Edito

Un million de personnes menacées par la famine à cause d’Ebola

J.B. / 19 décembre 2014

Ebola est revenu sous le feu de l’actualité. A La Réunion et à Maurice, deux personnes étaient suspectées d’avoir été touchées par le virus durant un séjour en Afrique de l’Ouest. Les analyses ont permis de conclure à l’absence de virus. Ebola va donc reprendre la place qui lui est allouée dans les médias : très discrète.
Pourtant, rien n’est réglé et la situation ne fait qu’empirer.
Voici ce qu’en disent deux organismes de l’ONU : la FAO et le PAM :

« Le nombre de personnes confrontées à l’insécurité alimentaire en raison de l’épidémie d’Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone pourrait dépasser un million d’ici à mars 2015, à moins d’une nette amélioration de l’accès à la nourriture, assortie de mesures pour sauver la production agricole et l’élevage, selon la FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM).

En ce mois de décembre, selon les estimations, un demi-million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés.

La fermeture des frontières, les mesures de quarantaine, l’interdiction de la chasse et d’autres restrictions entravent l’accès des populations à la nourriture, menaçant leurs moyens d’existence, perturbant les marchés et les chaînes de transformation et exacerbant les pénuries dues aux pertes de récoltes dans les zones où les taux d’infection sont les plus élevés, selon le rapport FAO-PAM.

La perte de productivité et de revenus des ménages, en raison des décès et de l’apparition de maladies liés au virus ainsi que les mesures de confinement, aggravent le ralentissement économique dans les trois pays. Craignant la contagion, beaucoup de personnes ne peuvent plus se rendre à leur travail.

Cette situation se produit au moment où ces trois pays ont besoin d’importer davantage de denrées alimentaires, alors que les revenus provenant des produits d’exportation sont amputés.

Les pénuries de main-d’œuvre ont torpillé les opérations agricoles, notamment la plantation et le désherbage, alors que les restrictions sur les déplacements et la peur de la maladie ont perturbé les chaînes de commercialisation agricoles. »

Au moment où arrivent les fêtes, c’est la pénurie en Afrique de l’Ouest. Les riches seront-ils solidaires ?


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