Edito

Un mois de pouvoir : la marche vers la casse sociale et les inégalités

J.B. / 31 juillet 2017

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Cela fait maintenant un mois que le nouveau pouvoir s’est installé. Ces premières semaines ont permis de connaître son orientation politique : favoriser les plus riches au détriment de la majorité de la population.

Dans le programme de La République En Marche figurent pourtant des mesures placées pour satisfaire le plus grand nombre : meilleur remboursement des soins dentaires et des lunettes, suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des familles assujetties. Mais elles sont renvoyées à plus tard.

Pour l’immédiat, le gouvernement a fait passer une série de mesures qui accentuent les inégalités :

- diminution de deux millards d’euros des recettes de l’impôt sur les grandes fortunes ;

- gel du point d’indice des fonctionnaires ;

- baisse de 5 euros des allocations logement. Ce sont près de 7 millions d’euros pris chez les moins nantis, indique le JIR du 24 juillet dernier qui estime à 114.000 le nombre de familles concernées. Lors de sa conférence de presse de samedi, le PCR a alerté sur les conséquences pour les personnes qui avaient jusqu’à présent entre 15 et 20 euros par mois d’allocation logement. Compte-tenu du seuil de 15 euros en dessous duquel les allocations ne sont pas servies, des familles vont perdre jusqu’à 240 euros par an ;

- hausse de la CSG : tout le monde est concerné y compris les retraités et les travailleurs qui ont des revenus trop faibles pour payer l’impôt sur le revenu. Pour une personne payée au SMIC, c’est une perte de 300 euros par an.

Le nouveau pouvoir justifie ces mesures par un plan d’économies pour soi-disant faire baisser le déficit public. Ce sont 60 milliards qu’il faudra trouver, dont 13 milliards chez les collectivités. Rappelons que le programme d’Emmanuel Macron prévoit la suppression de 150.000 postes de fonctionnaires.

Le plus dur est à venir, avec des ordonnances en préparation pour changer le Code du Travail. Licenciements facilités, syndicats affaiblis, un accord d’entreprise moins avantageux que la convention collective ou la loi pourra s’appliquer : c’est la remise en cause de plusieurs décennies de luttes.

Au bout d’un mois, le premier bilan donne le ton d’une politique de casse sociale et d’accroissement des inégalités.



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Messages






  • A juste titre, "Témoignages" évoque souvent la "misère réunionnaise"...
    Mentionnons aussi l’existence en métropole de 150.000 SDF. Au cours de l’hiver 2016-2017, un millier de ces malheureux sont morts dans la rue, dans le dénuement le plus total...Un record depuis trente ans, depuis le retour de l’Abbé Pierre en 1984.
    Mais le gouvernement Macron-Philippe a trouvé la parade : interrompre la construction de 12.000 logements sociaux.
    "Ce sont les logements sociaux qui sont maintenant dans le viseur de Bercy", signalait récemment Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat, afin d’économiser 180 millions d’euros.
    Quelles seront les conséquences de cette politique à La Réunion ?
    En vérité, l’actuel gouvernement est fidèle à la pensée jupitérienne : "Il n’y aura rien pour ceux qui ne sont rien".

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