Edito

Un peu de modestie et de raison ne devrait pas faire de mal aux détracteurs des communistes

J.B. / 29 octobre 2014

Après l’interview donnée par Paul Vergès au JIR, l’entourage de Didier Robert s’est senti obliger de pondre un courrier de lecteur signé d’un "parti anti-communiste". Et, comme d’habitude, il n’y a aucun argument, soulignant le refus de débattre. La tendance est de dénigrer les communistes, en général, et le PCR, plus particulièrement. Voici un exemple concret de l’effort fait par des communistes au pouvoir. Cela se passe à Cuba, pays sous embargo des États-Unis et dont les dirigeants sont salis sans ménagement.

Lorsque l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) lance un appel à la solidarité mondiale pour faire face à la propagation du virus Ebola, Cuba se porte volontaire et sélectionne un contingent de 165 professionnels de santé qui ont déjà 15 années d’expérience au minimum. C’est la plus importante contribution d’un pays. Les autorités cubaines témoignent de l’esprit de solidarité internationale constante. Chaque professionnel mesure la responsabilité personnelle en pareille circonstance. Le risque de laisser sa vie est très forte. Devant un tel acte de bravoure, même John Kerry, ministre de Obama, a félicité Cuba. Cela ne s’était jamais vu. Vous verrez qu’ils finiront par trouver quelques qualités aux communistes.

On va les aider. L’information est toute fraîche : en 2013, le taux de mortalité infantile à Cuba a été de 4,2 pour mille naissances. Il était de 4,9 en 2011. Qu’est-ce que cela signifie ? Les spécialistes vous diront que c’est un effort exceptionnel de maîtrise de santé publique et de protection de la maman et de son nouveau-né. C’est précieux la vie d’un enfant. A Cuba, ce service public est gratuit. Cuba devance largement une nation développée comme le Canada ou les États-Unis ; dans ce dernier pays, le plus riche de la planète, le taux de mortalité des enfants de moins d’un an se monte à 7 pour mille, en 2011. Comme quoi c’est facile d’étaler son ignorance en insultant les communistes, sans nuance. D’ailleurs, rapporté à la situation réunionnaise, ce taux était de 7,7 pour mille naissances en 2011 et 8,5 en 2012. Ce qui veut dire que chez nous, il y a plus d’enfant qui meurent avant un an que par rapport à Cuba.

Il n’est pas dans notre intention de démontrer une quelconque supériorité d’un modèle par rapport à un autre, mais on peut constater que même sous embargo, Cuba réussit, car il a priorisé les intérêts de son peuple. Peut-être faudrait-il conseiller à ceux qui dénigrent les expériences des communistes de faire preuve d’un peu de modestie et de raison.


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