Edito

Un pivot de l’axe anti-PCR vacille

J.B. / 27 mars 2013

Le 10 octobre 2011 a eu lieu le premier tour des partielles citoyennes pour désigner le candidat qui allait s’opposer à Sarkozy. C’était une première dans la République, et le PCR avait décidé de participer. Le parti finira par appeler à voter en faveur de Hollande, seul candidat qui lui avait adressé une lettre dans laquelle le futur présidentiable s’engage auprès des Réunionnais. Le candidat soutenu par le PCR sort grand vainqueur, le 16 octobre, à l’issue du 2ème tour.

A cette occasion, Eric Fruteau et Huguette Bello avaient boycotté cette décision. Le raisonnement officiel : ne nous mêlons pas des histoires des socialistes...

Un mois après, en novembre 2011, une municipale partielle est provoquée à Sainte-Suzanne, conformément aux engagements unanimes envers Maurice Gironcel, dirigeant du Parti, frappé par une inqualifiable injustice. Même un magistrat reconnut publiquement qu’il est un homme « intègre » et qu’il ne s’était jamais « enrichi » . Ce geste de solidarité, simple et naturelle, aurait dû être une formalité au PCR. Elle fut combattue par des candidatures de division. Là encore, le candidat soutenu par le PCR sort grand vainqueur, le 5 février 2012, à l’issue du 2ème tour.

A cette occasion, une assemblée était convoquée à Saint-Gilles pour sabrer le champagne. La plus grande coalition anti-PCR de tous les temps a échoué.

De ces deux évènements, nous retenons que la participation aux primaires citoyennes et le respect de la parole donnée reposent sur des idées et des principes. Les deux victoires obtenues ont révélé publiquement un axe d’intérêts : Bello-Allamélou-Fruteau. La suite de leur histoire personnelle ou collective n’est que la conséquence logique de cet état d’esprit.

Par exemple, au SIDELEC. Après sa défaite municipale, Alamélou n’est plus délégué de Sainte-Suzanne. Il ne peut plus rester dans cette institution. Mais comme il s’est montré un individu sans principes, il a demandé à Franck Dennemont de lui céder sa place pour représenter Saint-Leu. Ainsi, il préside actuellement cet organisme parce qu’il est délégué de Saint-Leu ! Vous avez dit bizarre ? "Le Quotidien" de vendredi raconte que Dennemont a construit une villa sans permis sur un terrain agricole. Il doit donc démolir. Il fait de la résistance et veut mouiller ses amis. En particulier, l’article dit que SIDELEC a installé, sur son terrain agricole, un équipement électrique, type transformateur.

Si ces informations du "Quotidien" sont vérifiées, cela voudrait dire que le président du SIDELEC est intervenu pour l’un de ses collègues. Pour la petite histoire, retenons le zèle avec lequel l’adjoint au maire de Saint-André s’était distingué pour soutenir et féliciter le nouveau délégué de Saint-Leu, pourtant élu de l’opposition à Sainte-Suzanne ! Avec cette histoire, c’est un pivot de l’axe anti-PCR qui vacille.

J.B.


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