Edito

Unité mondiale contre la pauvreté et le terrorisme : l’Occident entendra-t-il l’appel de l’ONU ?

J.B. / 14 janvier 2015

Quelques jours après les attentats de Paris, les Nations-Unies ont tiré les premiers enseignements. La prise de position de l’ONU est à mille lieues d’une exigence de renforcement de la répression. Selon le porte-parole de Ban Ko-moon, « le Secrétaire général appelle à des efforts accrus pour promouvoir la tolérance et la compréhension. Au cours de la semaine passée, le monde a vu des attentats horribles, souvent avec une dimension confessionnelle. Le monde doit répondre à cette violence et à ces désaccords sans aggraver les problèmes et en garantissant le respect des droits humains et la primauté du droit », a déclaré son Porte-parole qui précise qu’à la suite des événements de la semaine passée à Paris, le chef de l’ONU a mis en garde en particulier contre les représailles visant les musulmans. « Ces préjugés injustifiés ne feraient le jeu que des terroristes et contribueraient à l’escalade de la violence ».

Actuellement en visite en Inde, Ban Ki-moon est allé plus loin dans son propos, en s’appuyant sur l’apport du Mahatma Gandhi. Il a noté que les divergences politiques et l’incitation sectaire n’avaient pas leur place dans notre monde moderne et a déclaré : « Comme Gandhi nous l’a rappelé, Il n’y aura pas de paix durable sur terre à moins qu’on apprenne non seulement à tolérer, mais aussi à respecter les autres religions comme nous le faisons pour les nôtres ».
Ban a dit qu’une radicalisation, un fondamentalisme et un extrémisme accrus exigent un accent renouvelé des idéaux de Mahatma Gandhi, tant spirituels que politiques, et il a promis l’engagement continu des Nations-Unies à promouvoir la tolérance et à garantir la justice et la dignité pour tous.
« Cette vision transcende toutes les frontières. La compassion de Gandhi concerne tous les peuples. Je déploie moi-même mes plus grands efforts et demande à tous les dirigeants, de près ou de loin, à vivre ces enseignements », a-t-il indiqué. « Nous ne réussirons que si le souvenir du combat inébranlable de Gandhi contre l’injustice nous anime ».

Cette intervention s’est conclue par un appel à l’unité mondiale contre la pauvreté et le terrorisme.
L’ONU rappelle une nouvelle fois que la radicalisation est une conséquence de la pauvreté, et donc que la lutte contre la pauvreté peut faire reculer le terrorisme. Les gouvernements sauront-ils s’inspirer de cet appel dans leurs politiques futures ?


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