Santé

3240 personnes ont attrapé le chikungunya à Saint-Martin depuis novembre

Epidémie de chikungunya aux Antilles

Témoignages.re / 20 mai 2014

Le point de la dernière semaine montre qu’à Saint-Martin, la transmission du chikungunya reste stable et modérée. L’épidémie a provoqué 3 décès de manière indirecte. Précision de la CIRE Antilles Guyane

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Evolution de l’épidémie, le pic semble derrière.

Depuis fin novembre 2013 on estime à 3240 le nombre de cas cliniquement évocateurs de chikungunya vus en consultation médicale de ville jusqu’au 11 mai 2014.
Durant la deuxième semaine de mai 2014 (S2014-19) 34 cas cliniquement évocateurs ont été vus en médecine de ville contre 42 la semaine précédente. Ce nombre de cas est en lente diminution depuis début mars.

Surveillance des passages aux urgences du centre hospitalier

Le nombre cumulé de passages aux urgences du centre hospitalier de Marigot pour suspicion de chikungunya depuis le début de la surveillance renforcée et jusqu’en semaine 2014-19 est de 453. Le nombre hebdomadaire de passages pour suspicion de chikungunya est stable sur les 5 dernières semaines, 8 en moyenne.

Surveillance des cas hospitalisés, biologiquement confirmés

Depuis le début de l’épidémie, 34 patients présentant une PCR positive pour le chikungunya ont été hospitalisés au CH de Marigot plus de 24 heures pour leur prise en charge. Parmi ces 34 cas, 4 étaient des formes sévères. Le dernier patient hospitalisé a été admis fin mars (S2014-13). Depuis, aucun cas confirmé n’a été hospitalisé.
A ce jour, depuis le début de l’épidémie, trois décès liés au chikungunya ont été rapportés (S2014-03, 2014-07 et 2014-11). Après évaluation par les experts hospitaliers, ces trois décès étaient tous indirectement liés à l’infection.

Répartition spatiale des cas

Les cas incidents semblent se concentrer à Marigot et dans les quartiers voisins (Quartier d’Orléans, Concordia, Sandy Ground).

Surveillance des cas probables et confirmés

Pendant la période où Saint-Martin a été classé en phase 3 du Psage (semaines 2014-6 à 17), les cas cliniquement évoca- teurs ne faisaient plus l’objet d’une confirmation biologique sauf en cas d’hospitalisation. Le faible nombre de demande d’examens biologiques rend les données ininterprétables pendant cette période. Le retour en phase 2 devrait entraîner une pratique plus fréquente des prescriptions de confirmation.


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