Santé

74 nouveaux cas détectés à Mayotte

Surveillance du paludisme

Témoignages.re / 26 avril 2013

Voici le résultat de la dernière enquête de l’ARS (Agence régionale santé) sur la surveillance du paludisme à Mayotte ainsi que le bilan 2012.

A Mayotte, la surveillance du paludisme repose sur la déclaration des cas par les médecins et biologistes du CHM à la Plateforme de veille sanitaire de l’Agence de Santé océan Indien (ARS-OI), délégation de Mayotte. Chaque déclaration fait l’objet d’une investigation épidémiologique par le service de la lutte anti-vectorielle (LAV). L’analyse des données et la rétro-information sont assurées par la CIRE océan Indien.

Tout cas confirmé de paludisme est défini par un accès fébrile avec un test de diagnostic rapide (Optimal) positif et/ou une présence de Plasmodium au frottis sanguin ou à la goutte épaisse. Est considéré comme paludisme d’importation tout cas survenant chez une personne ayant déclaré avoir séjourné dans une zone de transmission du paludisme extérieure à Mayotte pendant la période présumée de contamination (2ème et 3ème semaines précédant l’accès palustre).

Au total, 74 nouveaux cas de paludisme ont été détectés au cours de l’année 2012, dont 25 cas autochtones (34%). Après avoir chuté de façon spectaculaire en 2011, le taux d’incidence du paludisme a continué à diminuer en 2012 et se maintient donc à un niveau faible (0,3‰), très largement inférieur à celui observé entre 2003 et 2010 (3‰ en moyenne sur cette période).

Pour la deuxième année consécutive, l’incidence du paludisme à Mayotte est particulièrement faible. Par ailleurs, un seul regroupement de cas est apparu, ce qui témoigne de la faible transmission autochtone du parasite.

Plusieurs facteurs ont pu contribuer à cette diminution spectaculaire observée depuis deux ans :

- Une densité de moustiques remarquablement faible sur l’ensemble de l’île ;

- Un faible nombre de cas importés provenance de la zone (Comores, Madagascar) reflétant probablement une faible incidence dans ces pays ;

- Des mesures de lutte renforcées par les services de la LAV, avec notamment un large programme de distribution et d’installation de moustiquaires imprégnées (MIILD). ?

Le paludisme reste malgré tout un risque constant pour la population mahoraise, notamment de par sa gravité potentielle. C’est pourquoi la vigilance doit être maintenue et les actions de lutte et de prévention restent nécessaires.


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