Santé

Chikungunya : 13 décès et plus de 43000 cas en Martinique

Épidémie généralisée

Témoignages.re / 17 juillet 2014

Depuis début décembre 2013 (S2013-49) et jusqu’au 29 juin 2014 (S2014-26), l’épidémie poursuit sa progression avec un nombre total estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya ayant consulté un médecin généraliste de 43550 cas.
13 décès de patients hospitalisés et présentant un chikungunya ont été rapportés et évalués par les infectiologues du CHUM. Ils étaient tous indirectement liés à l’infection par le virus du chikungunya.
D’autre part, 8 certificats de décès avec mention chikungunya dans l’une des causes de décès ont été comptabilisés pour des personnes décédées à domicile. Dernier point épidémiologique du 10 juillet :

GIF - 78.9 ko

L’épidémie continue de se développer en Martinique avec une progression constante et modérée du nombre de nouveaux cas cliniquement évocateurs au cours du mois de juin. Le nombre de visites pour chikungunya réalisées par l’association SOS Médecins Martinique est quant à lui stable depuis le début du mois de juin, il en est de même pour les passages aux urgences pédiatriques et adultes du CHUM (Site PZQ et MFME).
Le Comité d’experts s’est réuni le 26 juin pour évaluer la situation épidémiologique qui correspond à une situation d’épidémie généralisée (Phase 3 du Psage).

Surveillance des cas cliniquement évocateurs par les médecins généralistes

Depuis début décembre 2013 (S2013-49) et jusqu’au 29 juin 2014 (S2014-26), l’épidémie poursuit sa progression avec un nombre total estimé de cas cliniquement évocateurs de chikungunya ayant consulté un médecin généraliste de 43550 cas.
Entre le 16 et le 29 juin 2014 (S2014-25 et S201426), le nombre hebdomadaire de cas évocateurs de chikungunya vus en consultation par les médecins généralistes est estimé à 2940 et 3040 respectivement, en très légère augmentation par rapport à la deuxième semaine de juin.

Surveillance des cas cliniquement évocateurs par SOS Médecins

Le nombre de visites à domicile effectuées pour fièvre du chikungunya par les médecins de l’association SOS-médecins est stable au cours des 3ème et 4ème semaines de juin, avec respectivement 158 et 165 visites. Cette tendance à la stabilité est observée depuis le début du mois de juin.
Le nombre de visites toutes causes confondues 200 réalisées au cours des quatre dernières semaines
reste toutefois en deçà des valeurs observées entre mars et début avril 2014. Les consultations pour chikungunya représente entre 22% et 24% de l’activité totale de SOS Médecins Martinique.

Passages aux urgences adultes et pédiatriques (sites PZQ et MFME)

Les données des passages aux urgences adultes du CHUM pour suspicion de chikungunya, site PZQ (Figure 8a), n’indiquent pas de changement marqué au cours de la dernière semaine de juin (47 passages) par rapport aux trois semaines précédentes. Pendant le mois de juin, 49 consultations ont été enregistrées en moyenne chaque semaine pour suspicion de chikungunya dans ce service d’urgences.
A la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant, 46 passages aux urgences pédiatriques pour suspicion de chikungunya ont été enregistrés au cours de la dernière semaine de juin, ce nombre est stable et correspond à la moyenne du nombre de passages sur les 4 dernières semaines. La part des consultations aux urgences pédiatriques pour une suspicion de chikungunya par rapport à l’ensemble des passages reste stable (8 à 10%).

Cas hospitalisés et décès

Depuis la mise en place du dispositif de surveillance épidémiologique des cas confirmés de chikungunya hospitalisés plus de 24 heures, 776 cas ont été ainsi recensés parmi lesquels 443 ont fait l’objet d’un classement par le service d’infectiologie du CHUM.
Sur les 443 cas classés, on enregistre 72 formes sévères (16%) et 371 formes non sévères (84%). Sur les 2 derniers mois pour lesquels les données sont consolidées (du 7 avril au 1er juin 2014), la moyenne hebdomadaire du nombre de cas est de 43.
Par ailleurs, 13 décès de patients hospitalisés et présentant un chikungunya ont été rapportés et évalués par les infectiologues du CHUM. Ils étaient tous indirectement liés à l’infection par le virus du chikungunya.
D’autre part, 8 certificats de décès avec mention chikungunya dans l’une des causes de décès ont été comptabilisés pour des personnes décédées à domicile.

Répartition spatiale des cas

Les incidences les plus élevées au cours des 3ème et 4ème semaines de juin sont observées dans le Sud (Le Marin, Rivière Pilote et Sainte Luce), le Nord Caraïbe (Case Pilote et Carbet) et la cote Atlantique du Robert au Lorrain.
L’épidémie semble diminuer au centre de la Martinique : Fort de France, Schœlcher, Saint Joseph.
Les incidences les plus faibles sont enregistrées aux Anses d’Arlet, au François, au Vauclin et à Saint Anne.


Kanalreunion.com