Santé

Ebola : veille sanitaire dans l’océan Indien

Urgence de santé publique de portée mondiale selon l’OMS

Témoignages.re / 8 août 2014

La COI facilite la concertation des services sanitaires de la région pour prévenir l’importation du virus Ebola.

Face à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui affecte aujourd’hui quatre pays de l’Afrique de l’ouest (Guinée Conakry, Sierra Leone, Liberia et Nigeria), l’Unité de veille sanitaire de la Commission de l’océan Indien (COI) a réuni au cours d’une téléconférence ce jeudi 7 août les responsables de la veille sanitaire des Etats membres de la COI.

Au cours de cette téléconférence du réseau de Surveillance des épidémies et de gestion des alertes (SEGA), les services nationaux se sont concertés sur les mesures de contrôle et de renforcement de la surveillance déjà mises en place.

L’Unité de veille sanitaire (UVS) de la COI prévoit d’ores et déjà d’organiser de nouvelles réunions impliquant l’ensemble des services de veille sanitaire et des partenaires du réseau (bureaux pays de l’Organisation mondiale de la Santé -OMS, Institut Pasteur de Madagascar…).

Le suivi de l’épidémie de maladie à virus Ebola sera assuré par l’UVS de la COI et diffusé chaque semaine au sein du réseau SEGA via le Bulletin de veille océan Indien.

Une première enveloppe de 50 000 euros a été débloquée par la COI, via le projet « Veille Sanitaire océan Indien », financé par l’Agence française de développement, pour mobiliser en 48 heures, à la demande d’un Etat membre, les laboratoires et les épidémiologistes du réseau « SEGA one Health ».

La maladie à virus Ebola est une fièvre hémorragique transmissible uniquement par contact direct avec les fluides corporels des malades (sang, sueur, urine….) ou par contact avec du matériel médical contaminé.
A la date du 4 août, le dernier bulletin de l’OMS faisait état de 1711 cas dont 932 décès.

Le comité d’urgence de l’OMS, a annoncé ce 8 août que l’épidémie était sans conteste une urgence de santé publique de portée mondiale. Le comité exclu toutefois des restrictions sur les voyages internationaux ou sur le commerce international.
Le risque d’importation du virus dans la région est considéré par les instances internationales comme faible. A ce jour aucun cas suspect n’a été recensé dans le sud-ouest de l’océan Indien.


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