Santé

L’OMS note une réduction sensible de la mortalité des petits enfants

Des progrès grâce aux investissements

Témoignages.re / 18 mai 2010

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que depuis le début du siècle, la mortalité des enfants de moins de cinq ans est passée, pour la première fois en presque six décennies, en dessous des dix millions pour retomber à moins de 9 millions.

Dans son discours à l’ouverture de la 63ème assemblée mondiale de la santé, le directeur général de l’OMS, Mme Margaret Chan, a indiqué que les bénéficiaires des anti-rétroviraux pour le traitement du SIDA dans les pays à faibles et à moyens revenus est passé de moins de 200.000 en fin 2002 à quatre millions, en ce moment.

D’après elle, le taux de nouvelles infections à la tuberculose a atteint cependant le sommet pour ensuite commencer une baisse constante.

"Pour la première fois depuis des décennies, nous enregistrons des signes permettant de penser que la baisse du paludisme pourrait se poursuivre", a-t- elle déclaré.

Mme Chan a souligné "les progrès notoires" enregistrés dans le contrôle des maladies tropicales négligées. Vers la fin 2008, a-t-elle rappelé, 670 millions de personnes ont bénéficié d’une chimiothérapie préventive pour au moins une de ces maladies.

Le directeur général de l’OMS a relevé en outre que les cas de la maladie du ver de Guinée sont à leur niveau le plus bas de tous les temps, signalant que cette maladie est limitée à seulement quatre pays.

Elle a fait remarquer que "les investissements accrus pour la santé ont porté leurs fruits. Mais, beaucoup reste à faire, surtout dans le domaine de la santé maternelle et de la mortalité infantile".

"Les récents progrès nous indiquent que lorsque la communauté internationale s’engage à fond pour la réalisation d’un objectif, des solutions créatives peuvent être trouvées et les obstacles, y compris ceux financiers, peuvent être surmontés", a ajouté Mme Chan.

"Les bailleurs de fonds internationaux, les partenaires et les gouvernements n’ont pas réussi à s’entendre sur les politiques et les stratégies de santé. Ceci contribue à la morcellisation, à la répétition et à l’augmentation des demandes et des coûts dépassant l’engagement national", a-t-elle ajouté.


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