Santé

La COI n’a pas « abandonné » la lutte contre le Sida

12ème Colloque VIH OI

Témoignages.re / 19 novembre 2013

Un communiqué de l’association Ravane OI fait état de l’absence de la Commission de l’océan Indien à un atelier du 12ème Colloque VIH OI tenu à Balaclava du 13 au 15 novembre. Le contenu de ce communiqué et le battage médiatique qui ont suivi sont très éloignés des faits. Voici ce communiqué.

« A l’ouverture du Colloque VIH OI mercredi matin, Madame Fatoumia Bazi, Chargée de mission pour la COI, responsable du dossier Santé, a prononcé un discours au nom du Secrétaire général, Jean-Claude de l’Estrac, retenu par les travaux de la conférence de concertation avec l’Union européenne sur les financements du prochain Fonds européen de développement (FED).

Les choses ont été clairement dites : la COI soutient naturellement les actions en cour dans la région dans la lutte contre le VIH Sida. Elle a fait mention des actions menées à travers ses deux projets, URSIDA et AIRIS.

Mais il a fallu également rappeler que, contrairement à ce que pensent les animateurs de PILS/Ravane OI, la COI n’est pas leur bailleur de fonds. Elle ne peut soutenir des projets que pour lesquels elle parvient à trouver des financements.

La Banque africaine de développement, qui a soutenu jusqu’ici les projets de lutte contre le VIH Sida dans la région, et dont PILS a grandement bénéficié, a maintenant revu ses priorités et nous a indiqué sa décision récente de concentrer ses aides sur d’autres secteurs tout aussi critiques à ses yeux.
En attendant que la COI trouve un autre bailleur — ce qui n’est pas certain —, il est exclu qu’elle finance les activités de PILS. Monsieur Ritter est parfaitement au courant de la situation.

Par ailleurs, l’absence d’un expert de la COI à l’un des ateliers techniques du colloque est parfaitement compréhensible. Le jeudi 14 novembre, le docteur Loïc Flachet, épidémiologiste et chef du projet COI, est alerté par les autorités sanitaires comoriennes d’un sérieux et urgent problème médical, probablement un virus, ayant causé la mort de trois personnes. Sachant qu’il devait impérativement tenir une téléconférence au même moment, le vendredi matin, avec les services de la Santé aux Comores, l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres spécialistes en épidémiologie de la région, le Dr Flachet a prévenu le jeudi soir les organisateurs du colloque qu’il ne pourrait être présent à l’atelier du vendredi.

Il est regrettable que Nicolas Ritter n’ait pris le soin de joindre la COI pour obtenir ces informations avant de communiquer un texte qui ne reflète en aucun cas la position de la COI. Notre position a été expliquée sans détour lors de l’ouverture du colloque et il est important à ce titre de lever une ambiguïté.

La COI n’est en aucun cas un bailleur. Elle travaille et agit sur la coopération et l’intégration régionales à partir de projets dont le financement provient de bailleurs comme l’Union européenne, la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement et de certains pays comme la France, la Chine et l’Australie.

Nous réaffirmons donc notre soutien à la lutte contre le fléau VIH Sida et rappelons aux États membres et à nos partenaires que le domaine de la santé demeure au centre de nos préoccupations dans notre mission de coopération régionale. »

La Commission de l’océan Indien


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