Santé

La solidarité réunionnaise contre le cancer

24 heures de "Relais pour la Vie"

Témoignages.re / 26 mai 2010

Face au nombre de cancers qui augmentent à La Réunion, il est urgent de s’attaquer aux causes de ces maladies, dues notamment à la pollution de notre alimentation et de notre environnement par des produits chimiques importés. C’est notamment ce qui a été rappelé lors de l’édition 2010 des "Relais pour la Vie" organisée récemment au Port par la Ligue réunionnaise contre le cancer.

C’est la semaine dernière, au cours du week-end des 15 et 16 mai, que s’est déroulée au Complexe sportif municipal du Port, cette manifestation intitulée "Relais pour la Vie". Elle avait pour but d’alerter sur la fréquence du cancer, qui est en nette progression dans le pays, mais aussi sur sa prévention, son traitement ainsi que l’entraide et le soutien proposés aux personnes atteintes du cancer, à leur famille, sous de multiples formes. Cette manifestation était organisée par le Comité réunionnais de la Ligue contre le cancer ainsi que la Mairie du Port. De nombreux bénévoles étaient présents pour tenir les différents stands expliquant avec des supports divers, des dessins d’enfants et des loteries comment le cancer peut nous atteindre, comment y faire face et surtout comment s’en prévenir.

L’importance de l’activité physique

A La Réunion près d’un millier de personnes sont concernées chaque année par le cancer : cette maladie est la seconde cause de mortalité dans l’île. En France, il reste la première cause de mortalité avec plus de 150.000 décès par an ; il devance les maladies cardio-vasculaires.
Ces dernières années, en France, près de 320.000 nouveaux cas ont été relevés par an, dont 180.000 chez les hommes et 140.000 chez les femmes. Actuellement, seulement 58% des cancers guérissent. Face à cette maladie, on souligne le rôle très positif d’une alimentation équilibrée, qui intègre la variété : tous les aliments, bien entendu 5 fruits et légumes par jour, éviter les graisses et les sucres, le tabac et l’alcool. Ces données sont largement répandues et sont maintenant pratiquement connues de tous. De même, on souligne l’importance de l’activité physique quotidienne — pas le sport intensif uniquement — mais une dépense musculaire qui peut se réaliser dans toutes sortes de situations : la marche rapide ou plus lente, le vélo, dans les petits déplacements, le jardinage, le ménage, et chaque fois que c’est possible, éviter de prendre l’ascenseur… Marcher, bouger, pédaler, chacun peut trouver sa détente préférée !

S. B.


Le cancer progresse, mais la recherche aussi

S’il y a davantage de cas de cancers, notamment parce que la population et l’espérance de vie augmentent, les progrès ont permis depuis 30 ans de faire chuter la mortalité de près de 25%. Et dans ce combat, la France est encore bien armée, tant sur le plan de la prévention que des traitements. Le point sur la recherche à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer du 4 février : On guérissait un cancer sur trois, il y a 15 ans, aujourd’hui un sur deux. Ces moyennes encourageantes placent la France en tête du taux de survie européen et traduisent les effets des meilleurs traitements, du dépistage précoce et de la prévention, estime le président de l’Association pour la recherche sur le cancer, Jacques Raynaud, qui croit aussi beaucoup dans les progrès de la chirurgie. Celle-ci a énormément progressé, confirme la cancérologue Françoise May-Levin. Il en va de même de la radiothérapie, mieux ciblée, avec moins d’effets secondaires, des méthodes de pronostic, des traitements médicaux et de la chimiothérapie où de nouvelles molécules sortent régulièrement. La prévention a également marqué des points ces 30 dernières années avec une tendance à la régression de certains cancers, dont on connaît les "facteurs favorisants" : tabac, alcool, infections, sédentarité, rayons ultra-violets, amiante, benzènes, goudrons de houille, etc, explique Fabien Calvo, directeur général adjoint de l’Institut national du cancer. Autre point positif : la toxicité des traitements du cancer sur les cellules saines et l’organisme a été globalement réduite. Il faut continuer à investir dans des programmes de recherche, dans des technologies innovantes. D’abord pour prédire ce qui est susceptible de développer un cancer. Cela devrait aider à identifier ce qui justifie des mesures de prévention ciblées et de dépistage précoce. Ensuite, pour analyser et comprendre ce qui accompagne le processus de transformation qui aboutit à une tumeur et aux métastases : cela permettra de trouver les bonnes cibles pour des traitements adaptés. Enfin, la connaissance de l’individu et de son métabolisme permet d’identifier les bienfaits ou la nocivité d’un traitement. Il faut travailler dans toutes ces directions. Tous les dons pour la recherche sont les bienvenus… (extrait de "l’Huma-Dimanche" du 4 février 2010)


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