Santé

Le COREVIH met en garde contre le danger mortel du JMAR

Lutte contre le VIH/SIDA

Témoignages.re / 18 février 2011

Un remède à base de plantes, dénommé JMAR, développé à Madagascar par M. Jean Nicol Ramarovahiny est actuellement proposé aux personnes infectées par le VIH de la zone océan Indien, auxquelles il est demandé d’arrêter les anti rétroviraux sous prétexte que le JMAR « guérit à 100% » l’infection à VIH. Face aux conséquences catastrophiques engendrées par les affirmations mensongères de cette personne qui se déclare comme l’inventeur d’un remède "miracle" contre le VIH/sida, le COREVIH de La Réunion (Coordination régionale de lutte contre l’infection due au virus de l’immunodéficience humaine) dénonce fermement cette supercherie.

Un remède à base de plantes, dénommé JMAR, développé à Madagascar par M. Jean Nicol Ramarovahiny est actuellement proposé aux personnes infectées par le VIH de la zone océan Indien, auxquelles il est demandé d’arrêter les anti rétroviraux sous prétexte que le JMAR « guérit à 100% » l’infection à VIH. M. Ramarovahiny dit s’appuyer sur les résultats de tests pré-cliniques et d’essais thérapeutiques réalisés à Maurice (Dr Pyndiah) et en Afrique du Sud (CSIR) qui auraient montré la non-toxicité et l’efficacité à 100% de ce médicament avec guérison des patients.

Des communiqués émanant du Dr Pyndiah, virologue à Maurice et du CSIR (Council for Scientific and Industrial Research) d’Afrique du Sud, démentent formellement ces affirmations et indiquent au contraire que le JMAR n’a pas d’activité in vitro contre les deux souches de VIH testées (sous type A et B) et qu’aucun test de toxicité digne de ce nom n’a été pratiqué.

L’association des PVVIH de l’océan Indien, Ravane+, a également fermement condamné l’utilisation du JMAR.

Le COREVIH de La Réunion tient à mettre en garde les personnes infectées pas le VIH, particulièrement celles de notre zone (Maurice, Madagascar, Seychelles, Comores, La Réunion) sur la dangerosité que représente le fait d’arrêter ses anti rétroviraux, seul traitement efficace contre le VIH et de prendre le JMAR.

Le COREVIH de La Réunion :
• dénonce les affirmations mensongères de M. Ramarovahiny,
• affirme le risque d’un tel traitement pour la santé individuelle des PVVIH (risque de toxicité du JMAR et risque d’évolution défavorable de l’infection à VIH) et pour la santé publique (risque de dissémination du virus par des personnes infectées pouvant se croire guéries),
• met fermement en garde les personnes infectées par le VIH qui seraient tentées d’entrer dans le protocole JMAR proposé, sur le risque vital qu’elles encourraient,
• attend des autorités sanitaires des différents pays de la zone qu’elles condamnent officiellement ces pratiques et prennent les mesures nécessaires pour qu’elles cessent définitivement.

Le COREVIH de La Réunion


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