Santé

Le virus Ebola a fait une première victime au Nigeria

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Céline Tabou / 1er août 2014

Un Libérien est décédé des suites du virus Ebola au Nigeria, à Lagos, plus grande ville d’Afrique. Il s’agit du premier cas répertorié de cette fièvre mortelle au Nigeria, jusque-là épargné par l’épidémie.

Le virus a fait plus de 600 morts depuis le début de l’épidémie en Afrique de l’Ouest il y a quelques mois, dont 127 au Liberia. Selon de nouvelles données diffusées vendredi 25 juillet par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bilan de la flambée de fièvre hémorragique, continue de s’aggraver avec près de 1.100 cas et 660 morts, dont 28 décès entre les 18 et 20 juillet, en Guinée, au Liberia et au Sierra Leone.

Le Liberia ferme tout

Partie de Guinée, l’épidémie s’est répandue dans toute l’Afrique de l’Ouest. Désormais, la Guinée n’est plus le pays le plus affecté. D’après l’OMS, il y a eu depuis le début de l’épidémie 415 cas de fièvre hémorragique en Guinée dont 314 mortels, 224 cas au Liberia dont 127 mortels, et 454 en Sierra Leone dont 219 mortels.
Lagos est la plus grande ville d’Afrique sub-saharienne, maitriser une épidémie d’Ebola serait un défi bien plus compliqué à relever qu’en milieu rural, ont indiqué les médias. En effet, les installations sanitaires de la ville sont piteux et le système de santé est défaillant. Les hôpitaux manquent de fonds, d’équipement et subissent de fréquentes coupures d’électricité.
En réaction à ce décès, le Liberia a décidé de fermer ses écoles « sans exception » pour tenter d’empêcher une propagation de l’épidémie, a annoncé mercredi 30 juillet la présidente Ellen Sirleaf Johnson. De plus, « tous les marchés dans les zones frontalières » avec la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire, ont également « l’ordre de fermer jusqu’à nouvel ordre », a-t-elle ajouté.
La présidente a annoncé que son pays, où le virus a déjà tué 129 personnes sur 249 cas, allait débloquer plus de 3,7 millions d’euros, en tant que « première contribution » dans la lutte régionale contre Ebola. « L’Ebola est réel, l’Ebola est contagieux, l’Ebola tue », a-t-elle rappelé, poussant ses concitoyens à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter d’attraper le virus.

L’inquiétude grandit

L’épidémie d’Ebola, qui se propage en Afrique de l’Ouest, inquiète la communauté internationale et particulièrement les autorités britanniques. Ces dernières se sont alarmées de cette « menace » tandis que Hong Kong annonçait de possibles mesures de quarantaine. En France, la ministre de la santé, Marisol Touraine, a estimé que la France « a les moyens de faire face à Ebola » même si une « extrême vigilance s’impose ».
La situation laisse à penser à l’épidémie de Chikungunya qui sévit aux Antilles et où les autorités peinent à endiguer la situation. Ces épidémies mettent en évidence que tout à chacun peut être contaminé. En effet, L’alerte internationale contre le Chikungunya a été lancée en décembre 2013 par les autorités sanitaires françaises, relayée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par l’organisation panaméricaine (Pan American Health Organisation). Auparavant concentré dans les pays d’Asie et d’Afrique, le moustique Chikungunya a fait son apparition en Occident, à La Réunion en 2005, puis 2009/2010, année durant laquelle, le moustique a le plus sévi. Depuis, les instituts de santé attestent qu’il s’agit d’une épidémie, à l’instar du virus Ebola, qui se répand dans le monde entier.

Céline Tabou


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