Santé

Les électrohypersensibles reçus au Ministère de la Santé La fin du déni ?

Témoignages.re / 27 juin 2013


Nos décideurs politiques se plaisent souvent à présenter l’Allemagne comme un pays modèle en matière d’économie et de protection environnementale. A l’heure où nos voisins allemands inscrivent cette pathologie dans la liste officielle des maladies, et où une étude finlandaise conclut à l’inefficacité des thérapies médicamenteuses et psychothérapies officielles, la France peine à compter les victimes devenues hypersensibles aux ondes électromagnétiques et continue à se réfugier derrière l’étude Cochin pour enterrer le problème.

Lors de notre rendez-vous jeudi 27 juin au cabinet de Mme Touraine, nous réaffirmerons l’urgence d’une prise en charge adaptée, d’une recherche clinique réelle et d’une prévention de l’hypersensibilité électromagnétique, garantissant déontologie et concertation.

Les personnes développant une hypersensibilité aux ondes électromagnétiques voient leur vie basculer, parfois en quelques jours. Elles rencontrent de très graves difficultés pour se maintenir dans leur emploi, leur logement, inévitablement au prix de l’aggravation de leur état de santé. Les technologies sans fil étant omniprésentes et se déployant de manière exponentielle, les plus atteints sont contraints de fuir la modernité, voire de vivre dans les rares zones sans “brouillard” électromagnétique que Mme Pellerin s’obstine à vouloir couvrir.

La gestion désastreuse de l’étude Cochin de prise en charge a entamé la confiance des malades. Les pouvoirs publics ne cessent d’attendre les conclusions de cette étude — qui nie l’utilité d’éléments d’objectivations : analyses sanguines, imagerie ! — et donc n’a jamais été conçue pour faire progresser la connaissance, mais sert à enterrer le problème jusqu’à au moins 2016 ! Nous avons besoin d’études sérieuses permettant d’objectiver les troubles. Le corps médical n’est pas formé pour repérer les signes précoces et prendre en charge correctement les personnes atteintes.

L’aggravation de la situation depuis 2008 — date de la création du collectif — est très nette : Nous recevons chaque jour des appels au secours de personnes qui ne savent pas où se réfugier, comment se soigner, comment faire prendre en compte leur situation par la sécurité sociale, leur employeur... Nous recevons désormais des appels de parents d’enfants électrosensibles qui ne peuvent plus aller à l’école.

Que va-t-il se passer avec le déploiement de la 4G, de la Wi-fi qui gagne toujours plus de terrain, les tablettes sans fil dès l’école maternelle...?

Aujourd’hui, l’acquis scientifique et médical est suffisant pour agir, mettre les personnes à l’abri, garantir leurs droits sociaux et professionnels, prévenir l’apparition de nouveaux cas... L’INERIS a trouvé récemment des effets à des faibles doses... L’INVS n’est pas en mesure d’évaluer l’impact des ondes sur la santé des Français ; elle n’a pas d’outils, nous a-t-on dit ! Comment est-ce possible ?

La situation devient surréaliste. Attendre que la science fournisse des certitudes pour agir n’est pas responsable. Pour sortir par le haut de cette situation, nous demanderons donc au conseiller de la ministre :

- la désignation d’un référent mandaté par le Ministère de la Santé en vue d’élaborer et d’engager un plan d’actions concrètes, transparentes et concertées sur la base de notre plate-forme de revendications, notamment pour mettre à “l’abri” les plus atteints et préserver leur insertion sociale ;

- que toute la lumière soit faite sur l’étude Cochin pilotée par l’AP-HP, et notamment une réorientation de l’étude en fonction des récentes publications scientifiques ;

- de la transparence concernant la prise en charge des pathologies environnementales confiée à la Société Française de Santé et Environnement, société savante ayant une proximité certaine avec l’industrie (notamment EDF).

Le collectif



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  • L’Allemagne, la Finlande etc. c’est toujours mieux ailleurs, tandis qu’en France on serait dans le déni, mais quel déni ? pas celui de la prise en charge des malades, Cochin étant justement une étude visant à étudier la meilleure prise en charge possible de ces malades. Il est fait allusion en réalité au déni de la "responsabilité des ondes". C’est là qu’on se fourvoie ! l’orthodoxie scientifique ne se situe pas au niveau national mais au niveau mondial avec l’OMS. Que dit l’OMS à propos de l’électrosensibilité : l’OMS reconnait l’électrosensibilité depuis 2005 (OMS aide-mémoire 296) mais pas que les ondes en sont la cause. Cela est étayé par nombre d’études en double aveugle. La dernière méta-étude de l’OMS de 2010 ne fait que renforcer ce constat. Le terme électrosensibilité étant inadéquat, l’OMS a proposé le terme d’ "intolérance idiopathique environnementale" qui regroupe plusieurs hypersensibilités présentant des symptômes similaires sans qu’aucune relation causale avec l’agent incriminé soit établi. En clair il s’agit d’un effet Nocebo. Voir l’étude du Pr Michael Witthoft de l’université Gutenberg publiée en mars 2013 : on a montré un documentaire alarmiste à la moitié d’un groupe de 147 personnes, on a annoncé ensuite à tout le groupe qu’on l’exposait à des (FACTICES) rayonnements Wifi. Résultats : 54% des sujets ont ressenti des malaises, des picotements etc. deux sujets ont même quitté l’étude précipitamment tellement leur malaise était sévère.

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