Santé

Observer les comportements des Réunionnais pour orienter les politiques de santé

Baromètre Santé 2014

Témoignages.re / 16 septembre 2015

Dans un communiqué, l’Agence Régionale de Santé de l’Océan Indien apporte des précisions sur la création d’un nouvel outil au service des politiques de santé publiques. C’est le Baromètre Santé.

Conçu par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), ce Baromètre santé, habituellement publié en métropole, est réalisé pour la première fois dans les DOM. Quelles sont les attitudes et les comportements de santé des Réunionnais ? Quelle est leur opinion sur leur santé ? Toutes ces questions ont été posées par téléphone à un échantillon de 2000 personnes résidant à La Réunion. Une première vague de résultats, aujourd’hui disponibles, montre que les Réunionnais, se préoccupent de leur état de santé, se sentent informés et adoptent des comportements favorables à leur santé. Ce Baromètre Santé permet également d’identifier, au regard des autres indicateurs épidémiologiques et statistiques existants, les progrès restant à réaliser en matière de prévention et de qualité du recours aux soins, notamment par des actions plus ciblées.

Objectifs et déroulement de l’enquête

Le baromètre Santé vise à connaître la perception et les comportements des réunionnais sur un large éventail de thématiques : l’état de santé, le recours ou le renoncement aux soins, les connaissances en santé, la souffrance psychique, le dépistage des hépatites et des cancers, les vaccinations etc ….

Ce sondage a été réalisé par téléphone, d’avril à novembre 2014, auprès de 2 000 Réunionnais âgés de 15 à 75 ans, choisis de manière aléatoire. Le questionnaire a été conçu par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). L’ARS Océan Indien (ARS OI) y a participé, pour permettre une déclinaison régionale, avec le soutien de l’Observatoire Régional de la Santé Océan Indien. La taille de l’échantillon permet d’opérer des croisements (âge, sexe, catégories socio-professionnelles, conditions de vie et couverture sociale) mais aussi, des comparaisons avec les moyennes nationales et les autres départements d’outre-mer. La publication de ce jour présente des premiers résultats. Elle sera complétée ultérieurement d’analyses sur d’autres thématiques, dont le diabète et la nutrition.

Principaux résultats

- Les Réunionnais s’estiment majoritairement en bonne santé et bien informés sur les maladies
-  Des soins accessibles malgré une persistance de renoncement aux soins
-  Des comportements globalement favorables à la santé
-  Surpoids et obésité, touchant davantage les femmes et les personnes de moins de 45 ans

Enseignements pour l’évolution des politiques de santé à la Réunion

Cette enquête démontre des attitudes et perceptions positives des Réunionnais à l’égard de leur santé, ce qui concorde avec l’amélioration générale des indicateurs de santé constatée depuis plusieurs années : baisse de la surmortalité prématurée (décès intervenant avant 65 ans), augmentation de l’espérance de vie. Toutefois des écarts avec les moyennes nationales, certes en régression, persistent :

- 77 ans d’espérance de vie pour les hommes (78,7 en France), 83,5 ans pour les femmes (85 ans en France) (données 1er janvier 2013).

- Surmortalité générale par rapport à la métropole (+18,5%), mettant en cause les maladies métaboliques (dont le diabète), l’asthme, et les conséquences de l’alcoolisme.

- Surmortalité prématurée (avant 65 ans) (226 décès pour 100 000 habitants contre 197 en métropole), avec une surmortalité masculine marquée.

Le baromètre Santé DOM identifie ainsi certains points critiques : 

-  35% des Réunionnais déclarent un problème de santé chronique ou à caractère durable, ce qui regroupe notamment le diabète, dont la prévalence est double de la métropole,

-  Le niveau d’information ressentie est insuffisant pour l’hypertension artérielle (52%), pourtant premier facteur de risque de l’AVC, dont l’incidence est double de la métropole,

- Le dépistage des cancers, à l’exception de celui du sein, est en retrait par rapport aux moyennes métropolitaines, confirmant l’appréciation d’une perte de chance dans les traitements liée à un diagnostic tardif,

-  L’obésité proportionnellement plus importante qu’en métropole chez les moins de 45 ans, alerte sur la modification des comportements nutritionnels intervenue ces dernières années, et dont les conséquences pourraient être majeures à moyen terme.

Ces éléments incitent à la vigilance et invitent au renforcement et renouvellement d’actions ciblées en matière de prévention et promotion de la santé, et de qualité du recours aux soins. Ils confortent les orientations prises par l’ARS OI dans la mise en œuvre des politiques régionales de santé pour :

- Mieux cibler les publics fragiles ou cumulant des facteurs de risques dans les actions de promotion de la santé,

- Améliorer l’accessibilité des soins et des dépistages,

- Renforcer la coordination des parcours pour garantir un suivi médical régulier et prévenir les hospitalisations et traitements évitables.



Un message, un commentaire ?



Messages






  • Certainement des efforts ont été faites à tous les niveaux pour que notre système soit à la hauteur des attentes mais encore faut-il que celles -ci soient vraiement compris par nos décideurs, spécialiste de santé. Comment se fait-il qu’ils restent encore beaucoup de personnes ne peuvent se soigner car ils ne peuvent pas payer la consultation de spécialiste par exemple, là le tiers généralisé aurait du etre soutenu, beaucoup n’ont pas osé le débat, oui il aurait fallu plus de courage pour dire c’est une mesure qui mette la santé à porté de tous ! Nous évitons le débat sur la santé , pensant peut-etre que tous ce qui est fait est bien fait, que c’est uniquement à la corporation de décider, nous nous trompons, tot ou tard, pas trop tard quand meme ! nous y serons contraint , se voir refuser les médicaments parce qu’on a oublié la carte vitale dans l’urgence, se voir refuser des soins parce que nou la poin larzan, se faire ballader par les tenants de notre santé paské nouvé komprann kosa i arriv à nou, jusqu’où , nous allons accepter cet état, oui il faut une révolution tranquille, pacifique pour que chaque parti se comprenne bien , nous ne pouvons accepter que notre grand pays n’est pas capable de cet effort. Autre mesure pourquoi ne pas faciliter, encourager des maisons de santé de proximité ,la pi medecin de garde, où les personnes peuvent se rendre , en cas d’urgence , le soir et surtout s’ils n’ont pas de moyen de transport ? Une poliique de santé responsable et soucieux aussi des attentes de la population, oui nous pouvons !

    Article
    Un message, un commentaire ?


Kanalreunion.com