Santé

Plus de 24000 Martiniquais touchés par le chikungunya depuis janvier

Epidémie de chikungunya aux Antilles

Témoignages.re / 20 mai 2014

La situation épidémique est maintenue à la Martinique avec près de 2300 nouveaux malades en une semaine. Après un premier pic, le niveau de transmission reste élevé. Le Nord de la Martinique est la région la plus durement frappée par le chikungunya. Voici le contenu du dernier point sur l’épidémie de ce virus transmis par les moustiques relatif à la Martinique de la CIRE Antilles-Guyane, publié par l’INVS.

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A la Martinique, un premier pic a été atteint. Mais l’épidémie de chikungunya progresse à nouveau après un relatif tassement observé juste après le pic.

Depuis le début de l’épidémie de chikungunya déclarée en janvier 2014, l’estimation du nombre total de patients ayant consulté un médecin généraliste et présentant un tableau clinique de chikungunya est de 24 180 cas.
Entre le 5 et le 11 mai 2014 (S2014-19), le nombre estimé de personnes vues en consultation de ville pour suspicion de chikungunya est stable par rapport à la semaine précédente ; il s’élève à 2290. Le nombre de cas enregistrés en semaine 2014-19 reste inférieur au pic de 2500 cas hebdomadaires estimés avant les fêtes de Pâques (S2014-15).

Surveillance des cas cliniquement évocateurs par SOS Médecins

Les visites à domicile effectuées par les médecins de l’association SOS-médecins ont légèrement progressé en semaine 2014-19 (140 visites) par rapport au niveau des trois semaines précédentes (moyenne hebdomadaire de 105 consultations).
Le nombre de consultations enregistrées au cours des quatre dernières semaines reste toutefois en deçà des valeurs observées entre mars et début avril 2014.

Passages aux urgences adultes et pédiatriques (MFME)

Le nombre de passages aux urgences adultes du CHUM, site PZQ pour suspicion de chikungunya est toujours stable comparativement aux semaines précédentes. Depuis début mai, on enregistre en moyenne 58 consultations hebdomadaires dans ce service d’urgences, pour suspicion de chikungunya.
Sur le site de la MFME, le nombre de passages aux urgences pédiatriques pour suspicion de chikungunya a été modéré entre le 5 et le 11 mai ; 30 consultations ont été enregistrées. La part des consultations aux urgences imputables à une suspicion de chikungunya par rapport à l’ensemble des consultations reste globalement stable (6%).

Surveillance des cas hospitalisés

Depuis la mise en place du dispositif de surveillance des cas hospitalisés avec confirmation biologique pour le chikungunya, 495 patients hospitalisés ont été recensés parmi lesquels 251 cas ont fait l’objet d’un classement par le service d’infectiologie du CHUM. Sur les 251 cas classés, on enregistre 217 (86%) formes non sévères et 34 (14%) formes sévères. Une augmentation du nombre de patients avec confirmation biologique hospitalisés est observée en semaine 2014- 14 (31 mars au 6 avril), tendance qui coïncide avec la dynamique générale de l’épidémie.
Trois décès chez des personnes porteuses du virus chikungunya (biologiquement confirmés) ont été rapportés à ce jour. Les deux premiers décès ont été classés par les experts infectiologues comme indirectement lié au chikungunya, le troisième est en cours d’évaluation.

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Répartition spatiale des cas

Entre le 14 avril au 11 mai (S2014-16 à S2014-19), les communes les plus touchées en incidence cumulée sont dans l’ordre décroissant : Basse-Pointe, Trinité, Marin, Carbet, Schœlcher et Saint-Pierre.
Une forte activité est observée sur la côte Nord Caraïbe comme lors de la période précédente (S2014-12 à S2014-15). La côte Nord Atlantique est maintenant bien touchée également.
La région centre, au sens large du terme, est moins impactée qu’au cours de la période précédente.


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