Santé

Progrès vers un vaccin contre Ebola : les partenaires de la recherche

Une grande avancée dévoilée aujourd’hui par l’OMS

Témoignages.re / 31 juillet 2015

L’Organisation mondiale de la Santé précise les conditions de l’expérience relative à la recherche d’un vaccin contre le virus Ebola.

Le vaccin

VSV-EBOV a été mis au point par l’Agence de la santé publique du Canada. Le vaccin a été donné sous licence à NewLink Genetics, et le 24 novembre 2014, Merck & Co., Inc et NewLink Genetics Corp. ont conclu un accord de licence mondial et exclusif dans lequel Merck assume la responsabilité de la recherche, de la mise au point, de la fabrication et de la distribution du vaccin expérimental. Les Gouvernements du Canada et des États-Unis d’Amérique, entre autres, ont apporté un soutien financier.

Un protocole de vaccination en ceinture a été choisi pour l’essai : la moitié des ceintures est vaccinée peu de temps après l’identification d’un cas et l’autre moitié est vaccinée au bout de trois semaines. C’est une alternative à l’utilisation d’un placebo ; en effet, cette méthodologie permet d’avoir un groupe témoin pour la comparaison randomisée en veillant à ce que tous les contacts des patients soient vaccinés pendant l’essai.

L’essai a été conçu par un groupe d’experts du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de la Guinée, de la Norvège, du Royaume-Uni, de la Suisse, et de l’OMS. Le professeur Donald A. Henderson de l’Université John Hopkins, qui a dirigé les efforts d’éradication de la variole par l’OMS en utilisant la stratégie de vaccination en ceinture, faisait partie de ce groupe.

Les partenaires 

L’essai du vaccin contre Ebola en Guinée est le résultat des efforts coordonnés de nombreux organismes internationaux. L’OMS assure l’appui réglementaire de l’étude, qui est mise en œuvre par le Ministère guinéen de la santé, l’OMS, Médecins sans Frontières (MSF), EPICENTRE et l’Institut norvégien de santé publique. L’essai est financé par l’OMS, avec le soutien du Wellcome Trust (Royaume-Uni), du Ministère norvégien des affaires étrangères, pour le compte de l’Institut norvégien de santé publique, par l’intermédiaire du Conseil norvégien de la recherche, du Gouvernement canadien, par l’entremise de l’Agence de la santé publique du Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada, du Centre de recherches pour le développement international et du Ministère canadien des affaires étrangères, du commerce et du développement, et de MSF. L’équipe chargée de l’essai clinique comprend notamment des experts de l’Université de Berne, de l’Université de Floride, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, de Public Health England et des laboratoires mobiles européens.


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