Santé

Stratégie mondiale OMS de lutte contre le paludisme 2016-2030

Journée mondiale 2017 de lutte contre le paludisme

Témoignages.re / 25 avril 2017

En mai 2015, l’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, un schéma directeur sur 15 ans pour l’ensemble des pays s’efforçant de lutter contre le paludisme et d’éliminer la maladie.

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La Stratégie fixe des cibles ambitieuses pour 2030, notamment réduire l’incidence du paludisme et les taux de mortalité d’au moins 90 %, éliminer la maladie dans au moins 35 pays et éviter la réintroduction de la maladie dans les pays exempts de paludisme.

Des cibles intermédiaires pour 2020 appellent à une réduction de 40 % de l’incidence du paludisme et de la mortalité, et à l’élimination de la maladie dans au moins 10 pays. Sur les 91 pays du monde où la transmission du paludisme se poursuit, moins de la moitié sont en passe d’atteindre ces cibles intermédiaires consistant à réduire l’incidence du paludisme et la mortalité.

Toutefois, les perspectives de réalisation de la cible relative à l’élimination pour 2020 sont favorables. En effet, selon le rapport de l’OMS intitulé « Eliminating Malaria », publié en 2016, 21 pays pourraient parvenir à zéro cas autochtone pendant au moins une année d’ici à 2020.

Élimination du paludisme

Ces dernières années, le Directeur général de l’OMS a certifié l’élimination du paludisme dans les sept pays suivants : les Émirats arabes unis (2007), le Maroc (2010), le Turkménistan (2010), l’Arménie(2011), les Maldives (2015), le Sri Lanka (2016) et le Kirghizistan (2016). La certification est accordée par l’OMS lorsqu’un pays déclare zéro cas autochtone de paludisme pendant au moins trois années consécutives.

En 2015, la Région européenne est parvenue à interrompre la transmission autochtone du paludisme et a été déclarée exempte de paludisme l’année suivante. La Région a conservé son statut et les pays exposés au risque de réintroduction de la maladie redoublent d’efforts pour protéger leur population contre le risque d’une réexposition au paludisme.

Mettre à profit l’innovation

Les futurs progrès dans la lutte pour prévenir le paludisme seront probablement définis par les avancées technologiques et les innovations dans le domaine des nouveaux outils, notamment de nouvelles interventions de lutte antivectorielle et éventuellement un vaccin.

La Région africaine annoncera aujourd’hui les trois pays qui participeront au programme pilote sur le vaccin antipaludique coordonné par l’OMS, à partir de 2018. Le vaccin injectable, connu sous le nom de « RTS,S » a été mis au point pour protéger les jeunes enfants en Afrique. Il fera l’objet d’une évaluation dans le cadre du programme pilote en tant qu’outil complémentaire de lutte contre le paludisme susceptible d’être ajouté à l’ensemble de mesures de base recommandées par l’OMS en matière de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme correspond à la Semaine mondiale de la vaccination, du 24 au 30 avril, consacrée à l’usage généralisé des vaccins permettant de protéger les personnes contre 26 maladies. Dans l’ensemble, on estime que les vaccins permettent d’éviter de 2 à 3 millions de décès par an.

Réduction de l’incidence du paludisme et des décès imputables à la maladie (2010-2015)

Région OMSRéduction du taux d’incidenceRéduction du taux de mortalité
Europe 100 % 100 %
Asie du Sud-Est 54 % 46 %
Amériques 31 % 37 %
Pacifique occidental 30 % 58 %
Afrique 21 % 31 %
Méditerranée orientale 11 % 6 %
Total mondial 21 % 29 %


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