APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Question de Gélita Hoarau au ministre de l’Éduction nationale
27 octobre 2008

A la séance des questions orales au Gouvernement du mardi 28 octobre 2008, à 10h00, la sénatrice de La Réunion, Gélita Hoarau, interpellera le Ministre de l’Education nationale sur la titularisation des 500 enseignants dans le Secondaire appelés chaque année en CDD pour pallier au manque de certifiés.
Elle demandera également l’augmentation des effectifs de l’IUFM et une priorité d’attribution des postes aux jeunes de La Réunion plutôt que de faire appel à des enseignants d’autres académies, au nombre de 500 à 600 chaque année.
« Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos.
Monsieur le ministre,
Du fait de sa démographie, La Réunion voit chaque année croître ses besoins en enseignant du Secondaire comme du Primaire, au point qu’aujourd’hui, il est possible, en évoquant cette question, de parler de pénurie.
En ce qui concerne le Secondaire, depuis plusieurs années, pour pallier ce déficit, le Rectorat appelle les personnes figurant en tête de la liste complémentaire du CAPES, mais en tant qu’agents contractuels à durée déterminée. Ce sont plus de 500 postes de certifiés qui sont pourvus par cette pratique.
Ne pourrait-on pas, Monsieur le ministre, prévoir pour ce personnel, dont le contrat a été maintes fois reconduit plusieurs années de suite et qui ont ainsi acquis une réelle expérience et une incontestable légitimité, leur titularisation par voie de concours réservés et d’examens professionnels.
Il en est de même pour les professeurs des écoles. En la matière, il incombe à l’IUFM de La Réunion de les former. Or, par rapport aux nombres de postes à pourvoir chaque année, le nombre sortant de l’IUFM est notoirement insuffisant puisque, à chaque rentrée scolaire, ce sont entre 400 et 600 enseignants qui sont recrutés dans d’autres académies.
Si ces postes leur étaient accessibles, nombreux sont les jeunes Réunionnais diplômés qui pourraient les occuper. D’autant que le taux de chômage de nos 15-24 ans frôle les 50%.
Aussi, Monsieur le ministre, pourquoi ne pas décider une augmentation des capacités d’accueil de l’IUFM du département et une priorité d’attribution des postes aux jeunes de La Réunion.
Ces mesures, outre le fait qu’elles permettraient à de nombreux diplômés de La Réunion d’œuvrer à la formation de notre jeunesse, auraient également l’avantage de permettre de substantielles économies de primes d’installation, d’éloignement, frais de déménagements, etc... ».
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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