Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Contribution de Jean-Fabrice Nativel
26 mai 2009

Lors du débat sur le rapport du secrétariat du PCR le 9 mai dernier, Jean-Fabrice Nativel est intervenu pour dénoncer le fait que de nos jours, à La Réunion, des personnes n’ont pas de toit et vivent dans la rue. Il a rappelé qu’« il est de notre devoir de leur donner un logement pour une vie digne, humaine ».
Aujourd’hui, des personnes dont des jeunes, des femmes avec enfant, des personnes âgées dorment dans la rue, leurs voitures ou des épaves, des maisons à l’abandon, sous les ponts, à même le sol… Par beau et mauvais temps ! En été ou en hiver ! 365 jours sur 365 — du moins pour certains ! La nourriture, elles la tirent des poubelles, la mendient ou attendent une âme généreuse. Elles ne vivent pas seulement dans la rue, parfois elles y trouvent la mort.
La nourriture… des poubelles
Je rappelle que l’article 1 de la “Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen” dit : « le but de la société est le bonheur commun… » ; l’article 21 : « les secours publics ont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler… ».
À nous de trouver de véritables solutions
Que faire pour leur venir en aide ? À nous de trouver de véritables solutions pour tirer ces personnes de cette situation intolérable. Certes des bénévoles et employés d’associations, etc… se mobilisent régulièrement et généreusement, leur offrent un repas et du linge. Ces initiatives sont indispensables car elles permettent de garder le lien avec ces êtres. Mais après, que fait-on réellement ? Leur situation semble inchangée.
« Zot lé pa plus, zot lé pa moin »…
alon dalon èd a zot, alon èd a nou
Un véritable débat autour de cette problématique des personnes dites “Sans Domicile Fixe” doit naître. La Réunion de demain, celle du développement durable se fera aussi avec ces personnes, « zot lé pa plus, zot lé pa moin ». Aujourd’hui, il est temps d’agir, camarades.
Le PCR propose la création de deux grands Services d’intérêt public, l’un d’aide à la personne et l’autre à l’environnement. On est bien dans l’ère de la responsabilité. Eh bien, prenons-la ! Le service d’aide à la personne a son rôle à jouer dans la prise en charge de ces personnes et il peut-être un moyen d’insertion.
Je suis prêt à participer à un groupe de travail sur ce sujet au sein du parti.
Demain
Sabine Letoullec :
Accessibilité partout et pour tous
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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