Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Destination santé
21 mai 2010

Le psoriasis, vous en avez certainement déjà entendu parler… Caractérisée par un renouvellement trop rapide de l’épiderme, cette maladie chronique du système immunitaire qui évolue par poussées est aussi l’une des affections de la peau les plus fréquentes. Elle touche 125 millions de malades dans le monde, et chaque année en France, 60.000 nouveaux cas sont diagnostiqués.
En dépit de sa grande fréquence, le psoriasis est pourtant bien souvent ressenti comme une affection discriminante, voire honteuse. Et il peut avoir un impact majeur sur la qualité de vie. Surtout dans sa forme sévère. A tel point que, nous explique le Dr Hugues Barthelemy (Auxerre), « c’est en fonction des conséquences psychosociales de la maladie que nous définissons sa sévérité. A l’évidence, un psoriasis qui toucherait les dix ongles des mains d’un commercial serait considéré comme sévère ».
La maladie se manifeste par des taches ou des plaques sur la peau. Au départ elles sont rouges, puis elles blanchissent. « Les plaques peuvent couvrir de 1% à 99% de la surface corporelle. Et toutes les zones du corps peuvent être touchées », précise Hugues Barthelemy. « Les malades ressentent comme des sensations de brûlure. Visuellement la maladie s’affiche, et il est très difficile aux malades d’affronter le regard des autres. C’est ce qui les gêne le plus. Davantage que les symptômes mêmes de la maladie ». Pourquoi ? Parce que le psoriasis porte atteinte à l’intégrité corporelle de ceux qui en sont victimes.
Pourtant, notre spécialiste rappelle qu’il existe aujourd’hui des traitements efficaces. « Les patients ne doivent plus se cacher. Il est impératif qu’ils consultent un dermatologue. Car en fonction de la forme de leur maladie, il pourra prescrire un traitement adapté. Pour les patients dont le psoriasis est limité à de petites surfaces (une main, deux mains, pas plus), on utilise des crèmes ou des pommades à base de cortisone. Si les plaques sont plus étendues ou gênantes par leur localisation, il est possible d’envisager un traitement systémique, ou un traitement par photothérapie en cabine, chez le dermatologue ».
Pour les patients dont la maladie retentit de façon très importante sur leur vie familiale, professionnelle ou sexuelle, et qui sont en échec des autres thérapeutiques, « les traitements par biothérapie peuvent se révéler extrêmement efficaces. Nous pouvons aujourd’hui améliorer considérablement la condition de ces patients ». Pour davantage d’informations, consultez le site de l’Association pour la Lutte contre le Psoriasis (APLCP), www.aplcp.org. Envoyez vos questions sur [email protected] ou appelez le 0820-201-130. Numéro indigo (0.09cts/min).
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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